Poo the winner
L'auteur nous narre ici son expérience des massages coquins
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Poo the Winner (mars 2013) [référence affectueuse à Winnie the pooh/l'ourson]
Je ne l'avais pas vue venir, celle-là. Six mois auparavant, la pub flashy du salon sur un dépliant gratuit m'avait intrigué. Bonne intuition. MyLadyMassage se trouve en dehors des circuits touristiques. D'où la couverture marketing, indispensable, et le site Internet présentant une trentaine de masseuses, chacune avec son laïus en anglais approximatif, (en texte et vidéo), sous sa photo. Une enquête superficielle révèle de suite qu'elles ne sont qu'une dizaine. Il suffit de demander les plus attractives, elles ne sont jamais disponibles; par contre, les moins canon le sont presque toujours (disponibles). Ceci dit, c'est un très bon [et beau] salon (je sais, j'ai testé la moitié des massages de Pattaya). Ambiance feutrée (il va sans dire), lumière tamisée, tissus assortis, parfums exotiques. Mon bulbe rachidien est atomisé par la réminiscence de fumeries d'opium (Peshawar et Bombay, mi-années 70).
Au MLM, il y a trois formules: sur place, à emporter ou à commander de chez soi (sur le fallacieux catalogue). J'avais commencé par des séances 'intra muros'. La réceptionniste sonne le rassemblement, les filles se mettent au garde-à-vous et on désigne la volontaire. Excellent service, rien à dire. Puis invitation 'prodomus'. C'est à l'une de ces occasions que Poo avait dû venir chez moi. Pourquoi ne l'avais-je pas remarquée comme étant [une femelle] exceptionnelle ? Trop blasé peut-être, trop gâté. Et puis il y a deux mois, un soir, je télécommande May, une des plus jolies (22 ans !) et experte à vous malaxer et faire frissonner l'épiderme (et quoi d'autre?). Pas libre. Bof, qu'importe, elle n'est guère câline. Va pour Poo qui me rappelle un vague bon souvenir.
Elle débarque avec son petit sac plein d'épices (sic) et d'huiles naturelles, parée comme un kiné de campagne. Elle ne paie pas de mine, avec son menton un peu fuyant et ses incisives légèrement avancées qui lui donnent une moue bizarroïde. N'est-elle pas en plus douée d'un léger strabisme divergeant, avec comme un voile dans le regard ? Ses cheveux frisottés sont implantés de façon mauresque. Elle a un petit côté Maghrébine mâtinée de Sud-Américaine qui me la rend très exotique. Et puis elle vient directement au contact, sans chichis ni tralalas.
La fouille au corps me révèle bien tout ce que je subodorais: une poitrine parfaite aux larges aréoles, deux globes lourds sertis d'amandes à la nougatine. La croupe est royale, digne du fin pédigrée d'une pouliche arabo-andalouse. Mais, à 32 ans, elle est aussi dotée de petits bourrelets (dont je me repais) et qui accentuent sa dégaine de moukhère-danseuse du ventre. Question attendrissage de couenne, son savoir-faire est… d'enfer. Le vieux déchet est allongé sur le ventre, nu comme un asticot plein de voussures et de commissures. Entrée en matière: avec les poings à peine serrés, quelques pressions [à sec] rapides sur les mollets et ce qui reste de la face arrière des cuisses (pectiné et gracile). C'est juste un avertissement car ensuite le choc est violent. Comme sans y penser, elle [vous] pose une paume huilée au creux des reins et c'est du [courant de] cent mille volts qui se répand en vagues successives, de la Formule 1, façon circuit Spa-Francorchamps, sans compter le grand-huit et les montagnes russes.
Une fois sur le dos, le mât se dresse alors qu'elle vous soupèse les gonades joufflues (et ravies) comme des figues gorgées de soleil. Lorsqu'on a enfin bouclé le tour du propriétaire, elle s'interroge, candidement : " Bon, alors, on fait quoi maintenant ? ". Si vous n'imaginez pas ce qui se passe à partir de ce moment-là, c'est qu'il vous manque une dimension que vous avez toujours vainement cherchée. Faut pas désespérer, cela viendra peut-être un jour, si Dieu veut…
Approche-toi et tâte…
Bonne surprise hier en surfant sur le Net : je cherchais vaguement un salon de massage car [Poo] ma régulière avait pris son jour de congé et, heureux hasard, je tombe sur un site proposant un massage de prostate. Attention : du sérieux, pas du coquin ou du racoleur, non, une vraie thérapeute tout ce qu'il y a de diplômée, et en plus elle exerce dans mon quartier. Je lis tout de A jusqu'à Z (in English) et j'appelle pour un rencard immédiat. " Venez de suite, y'a un créneau, je vous attends ". Je fonce dare dare et tombe sur Mam, une charmante dame de 57 ans qui se lance dans un petit laïus m'expliquant qu'il faut avant tout que je lui fasse confiance. Je la coupe en expliquant que je me suis documenté sur la question et que je n'ai pas de temps à perdre. " Zy-va de suite ! ".
On passe dans l'arrière boutique. Elle a tout préparé : compresses chaudes, huile, serviette. Je me désape et m'allonge sur la couchette spéciale 'doigté rectal' : on est comme sur une poutre matelassée, les membres reposant sur les côtés, relax. Et la séance commence. Je vous passe les préliminaires car très vite elle me provoque un orgasme qui n'en finit pas et dont l'effet a duré des heures après mon retour au bercail. L'extase sans fin.
Deux jours avant, je n'avais pas pu y arriver. Pourtant, j'étais avec Poo, experte es-branlette. Elle a eu beau me la malaxer, me l'étirer, me l'étrangler, suivre toutes les cadences (piano, allegro, fortissimo) tout en me compressant les testicules comme de la pâte feuilletée, rien à faire. Elle m'a plusieurs fois amené au bord de la pamoison, mais non, impossible d'atteindre le point de rupture. Cela ne me dérangeait pas vraiment car elle m'a provoqué des élancements plus vifs et soutenus qu'au cours d'une simple éjaculation. Mais quand même ! Au passage, précisons qu'elle n'a pas voulu que je la pénètre car nous n'étions pas chez moi (pudique, la petite).
Faut dire que trois mois auparavant, j'avais chopé la ch'touille avec une fille de la plage. Le cauchemar. J'avais peur de pisser car systématiquement mon prépuce s'enflammait comme une étoupe. Quelques semaines d'antibios plus tard, j'avais une teub toute neuve, un magnifique objet bien contondant, à la fière allure, surtout lorsque Poo s'en emparait avec une dextérité peu commune. Un gourdin du tonnerre de Dieu, un mât de cocagne imposant, mais qui ne tenait pas ses promesses.
A mon âge, j'eus tôt fait d'en blâmer ma prostate, me croyant condamné à une opération (devenue banale de nos jours). Mais j'ai rencontré Mam (la thérapeute) et une partie du problème semble réglé. Il faudra peut-être d'autres séances. Bientôt, sous peu, Poo va repasser me voir pour un test en conditions réelles. J'en bave d'avance…
Épilogue…
Le miracle a bien eu lieu. Je fais venir Poo chez moi deux jours après. Elle commence par le massage traditionnel. C'est une parfaite mise en condition. Puis, comme elle me voit au mieux de ma forme, on passe à plus d'interactivité. " Boom-boom ? ", qu'elle me demande. Je marmonne un " Mouais " et la laisse diriger les opérations. Elle m'emballe la viande dans de la cellophane et fait mine de se la mettre au four. Mais voila, j'ai perdu de ma superbe. Mon petit mastodonte git comme un cachalot échoué sur la plage, tout penaud et ballotté par les vagues d'un désir inassouvi. Poo en a vu d'autres. Elle s'en saisit pour le revigorer. Les premiers secours, ça la connaît. C'est une grande praticienne. D'une main, elle me prend par la base de la tige, avec le petit doigt relevé (comme si elle dégustait un Lapsang Souchong), très classe, pour me faire explorer tous les recoins de sa cavité buccale, pendant que de l'autre [main] elle me flatte les joyeuses, tout en conservant un petit air sérieux et hiératique, baissant les paupières avec componction.
Gardant un œil sur la pendule, je n'oublie pas que la prestation est tarifée et [donc] chronométrée. Je l'interromps pour lui offrir son petit quart d'heure de gloire, lui demandant de venir se poser sur mes mandibules. Au passage, je me régale de la magnificence de son buste altier. C'est rond, c'est doux, c'est ferme. Elle se rit de ma gourmandise en m'enlaçant tendrement, comme une mère presse sur son sein le bébé qui tète goulument. Puis la voilà qui trône au-dessus de moi, les avant-bras nonchalamment appuyés sur le chevet [du lit] aux montants élevés, formant un demi-cercle. De mon point d'observation, j'embrasse du regard tout ce dont un homme peut rêver : son visage bienveillant, la courbe harmonieuse de ses épaules, sa gorge généreuse qui m'évoque les dômes pansus d'une mosquée sous la lune, ses poignées d'amour rigolotes et son nombril boute-en-train.
Et enfin son fruit défendu que je savoure sans plus attendre avec l'avidité bienheureuse d'un premier communiant. Mais, très vite, elle entre dans une transe chaloupée. Son ossature est robuste et son bassin bien charpenté, auquel elle imprime un mouvement rotatif. Et la voici qui me cisaille allègrement la lèvre supérieure avec ce que je suppose être son arcade pubienne. Il est temps de changer de tactique, sinon ça va saigner. Je me désenclave pour la faire glisser sur le dos, alors qu'elle est toujours sur son petit nuage, les yeux mi-clos, très concentrée, se mordant les lèvres, pendant que je me penche sur son intimité pour continuer de boire à la source.
Conscient néanmoins de l'heure qui tourne, je me redresse, tout requinqué et me joins à elle par ce qui nous rapproche le plus. L'étreinte est chaleureuse. Nous sommes suspendus l'un à l'autre, plus aucune pensée ne circule. Puis, je l'installe sur moi, sachant qu'elle va se contorsionner jusqu'à l'orgasme, par une chorégraphie subtile et maîtrisée. Je m'abîme dans la contemplation de son facies transfiguré par le plaisir lancinant qui la terrasse. Par intervalles, je dépose des baisers complices sur son front, ses lèvres, son cou. Une fois arrivée à ses fins, elle me lance : " Ben alors, tu es plus actif d'habitude, là, c'est moi qui fais tout le boulot ! ". Je la remets sur le dos sans libérer le point d'ancrage et m'étale sur elle. Confort grand luxe. Sa peau couleur de miel a un grain d'une texture à la fermeté délicieusement élastique. Ses beaux nibards me subjuguent et m'hypnotisent de leurs prunelles amènes.
Je remonte ses jambes pour la faire pivoter sur mon axe. La voilà sur le ventre, s'abandonnant à mes coups de boutoir. Mais, malgré des sensations d'une rare intensité, je n'arrive pas jusqu'à l'explosion libératrice. Qu'importe, je suis avec une spécialiste en pyrotechnie. Je me retire en maugréant. Inutile de lui faire un dessin, elle a tout de suite compris qu'il faut intervenir d'urgence. Elle m'arrache la capote. C'est le genre de manip que l'on effectue en contact direct. Elle me saisit sous le gland, bien fermement, et je me sens partir en lévitation, surtout qu'en même temps elle m'asticote savamment les roubignoles et me masse la prostate par de petites pressions sur le périnée. Une clinicienne hors-pair, je vous dis, doublée d'une gérontologue chevronnée. Me voici au pinacle de la jouissance. Je hurle comme un supplicié, épouvanté par tant de plaisir. Elle m'accompagne jusqu'à l'agonie convulsive, jusqu'au râle ultime, la dernière secousse spasmodique.
Telle une infirmière accomplie, elle éponge mes débordements avec du PQ préparé pour ce faire et ensuite me guide vers la salle-de-bains. Après la douche, elle se rhabille et on se retrouve sur le lit pour échanger encore un peu de tendresse, le temps que son mototaxi ne passe la prendre. Mais comment font-elles, ces demoiselles, pour rendre leur jeunesse à de vieux corps décatis ?
Raymond Vergé
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