Première expérience à Pattaya (suite 2)



Le récit qui suit nous fait part ici de la première expérience à Pattaya de l'auteur, qui nous narre ses aventures dans le monde des bars et des filles avec tellement de tendresse, de sensibilité et de compréhension que c'en est un régal !

Enfin, en accord avec l'auteur, pour plus de discrétion et pour respecter un certain anonymat hors du forum, les noms des personnages cités ont été changés. Les photos ont été insérées réduites, mais peuvent être agrandies d'un simple clic.




... retour à la page précédente   -   1   2   3   4   5   6   7   8   -   suite à la page suivante...

... retour à la page Carnets de Voyage...


...

Je demande à la réception de l'Opey où se trouve le Blueroom. Ils n'ont pas l'air de connaître, mais me conseillent de prendre la Soi Buakhaow à droite. Je sors de l'hôtel. La chaleur est encore là, je suis tout de suite en sueur !!! il est dans les 10h30 / 11h00 du soir, il y a une animation démente dans la rue. Décidément, Pattaya n'est pas une ville de Thaïlande comme les autres. Ce pays, que l'on nomme le pays du sourire, pousse la notion d'accueil à son paroxysme... une petite anecdote en passant, pour illustrer ce qu'est la Thaïlande à mes yeux.

Nous sommes la semaine dernière, ma femme et moi nous promenons à Pattaya, mais en dehors du centre "Love" de la ville. A dire vrai, nous sommes un peu paumés, je pense que nous devons être au sud de South Pattaya Road, entre WS et Second Road, peut-être au croisement de Soi 14 et Soi 15. Un gros orage éclate, il pleut comme pendant le déluge... Nous trouvons à nous abriter sur un perron surélevé et couvert, devant un magasin dont le rideau est à moitié baissé. Dans le magasin (une bijouterie, je crois), un homme et une femme dans les cinquante ans et un gamin de 6-7 ans sont assis sur des tabourets autour d'une table basse, il mangent un genre de bol de soupe. L'orage continue, il y a de l'eau partout, au moins 50 cm dans la rue par endroit... Nous sommes debout devant la boutique, soudain la porte s'ouvre et le gars dedans nous passe deux des tabourets, nous voulons refuser, mais il insiste... Nous les prenons et nous asseyons. Je jette un regard en arrière, l'homme et la femme sont maintenant assis par terre et continuent de manger. A la fin de l'orage, nous rendons les sièges, en remerciant et c'est lui qui nous dit merci à son tour, petit salut, grands sourires... Ça, c'est la Thaïlande, j'ai trouvé cette gentillesse, cette générosité aussi bien à Pattaya, en dehors du centre, qu'à Bangkok (en dehors des quartiers à touristes, genre Khao San Road, déjà pourris par l'influence occidentale, quel dommage !!!), à Sakon Nakhon, ou ailleurs...

Pattaya a quelque chose de plus, je ne me souviens pas qu'un autre endroit sur la planète ait exercé un tel attrait sur moi. Même si je n'avais pas rencontré Mos, je serai toujours drogué, cette ville me manque, son odeur, ses habitants... Pattaya est une ville du sexe, par le sexe, pour le sexe. Tout le monde le sait, les thaïlandais comme les farangs, les jeunes comme les vieux. Quand on croise le regard d'une fille dans la rue, cette dimension existe, même si le regard n'est pas racoleur, il est déjà amical, interrogateur, il dit quelque chose... Nulle part ailleurs, je n'ai autant communiqué par le regard avec des gens. Je ne résiste pas à l'envie de citer une petite anecdote à ce sujet. Je sais que vous aimez ça (ah non ? dommage, c'est moi qui écris !!!).

Le dernier dimanche, le soir, je suis seul, bien sûr, je traîne dans WS et je rentre dans certains gogos. La fois dont je parle, je suis dans un truc petit, pas terrible, à 70m environ du début de WS, sur la droite, une boîte au fond d'un couloir avec des filles en sous-tifs blancs devant, juste en face d'un glacier. (J'en reparlerai). Je suis assis en hauteur, il y a une scène avec une fille pas terrible qui se fourre des trucs dans la chatte, je n’ai jamais aimé ça, puis qui se trémousse mollement. Devant la scène, il y a un touriste de la catégorie que j'exècre le plus, genre américain ou russe, avec sa femme aussi grosse que lui. Il est à 5 grammes et monte subitement sur la scène pour se trémousser avec la fille. Ensuite il veut descendre, il doit se prendre pour un sportif, il saute de la scène qui doit être à 1m, bien sûr il glisse sur ses tongs et se rétame la gueule. On le ranime avec une bouteille de Shinga... Si je suis resté dans cette boite sordide, c'est que sur la droite, il y a un petit podium rond avec une barre de danse et de la mousse au fond. Une fille superbe complètement nue fait un truc avec la mousse d'un érotisme magnifique, j'ai l'impression que mon short va exploser... Au début des conneries du gros sac, son regard perdu a croisé le mien, et ne l'a plus quitté. Nous avons peut-être passé 7 ou 8 minutes, les yeux dans les yeux, à deux mètres l'un de l'autre... En quelques moues désapprobatrices ou admiratives de ma part, elle a changé son jeu pour faire ce que j'aimais, pas trop porno, sensuel à hurler... Quand le gros con a fini de distribuer des poignées de billets dans les slips des filles venues réparer ses frasques, il la voit soudain et pose sa grosse patte de porc sur sa cuisse. Elle l'enlève doucement, le regarde dans les yeux, fait non de la tête et me désigne. Il me regarde, comprend et n'ose pas insister, même pas de couilles, ce goret... En quelques minutes de silence, nous savions tous les deux ce que nous aimions de l'autre, elle savait qu'elle pouvait partir avec moi...

Pattaya, c'est les Soi 6, 7, 8, WS ou Beach Road, des restos pas chers, des massages, du sexe torride, des filles partout, mais ça restera pour moi surtout ces regards, ces silences, le rire heureux de la vendeuse du 7/11, le regard fatigué de la masseuse avec son panneau devant sa porte depuis 4 heures, les instants complices avec une fille de passage, les regards de connivence des filles superbes, traînées par les petits vieux dans la rue, le monde de la nuit après l'amour, tout un monde à part, la face cachée du sexe à volonté... J'aime ça, c'est ma nouvelle drogue, je ne vois pas comment je vais pouvoir m'en passer....

Bon, donc, j'en suis toujours au début de Soi Buakhaow. J'avance doucement, détaillant les gens, les magasins, les maisons... Je manque me faire écraser deux trois fois par des motos taxi ou des bahtbus, faut dire qu'ils conduisent n'importe comment dans ce pays, y'en a pas un qui tienne correctement sa gauche !!! Mais aucun ne m'incendie d'injures... Que je fasse ça 5 minutes en France, si je ne suis pas mort, ma mère aura de toutes façons les oreilles qui sifflent...

Je trouve enfin le Blueroom, mais il est fermé. Je continue un peu plus loin, je m'arrête dans un bar et je prends un jus d'orange. Là dessus, Pierre me rappelle, il n'est pas loin. Je siffle vite mon jus, je pars à sa rencontre. Enfin, on arrive à se trouver. Il est accompagné d'une yin magnifique, toute petite, qui ne fait pas du tout prostituée. Elle est lovée contre lui, c'est le grand amour... Je suis un peu étonné, tout de même. Il me la présente. Je suis un peu impressionné et surpris en même temps. Je vais faire une petite digression pour dire deux mots de Pierre, la manière dont je l'ai vu et ce que j'en pense maintenant. Je ne suis pas sûr qu'il apprécie, mais on est pas là pour raconter que des conneries, si ?

Sur le forum, au fur et à mesure de mes lectures, j'ai un peu pris la mesure de certains des "gros" forumeurs. Il y en a quelques uns que j'apprécie vraiment, d'autres m'agacent parfois, d'autres encore me hérissent. C'est normal, c'est un forum et je ne suis en plus qu'un newbie de m... Dans le très haut du panier, trois noms m'ont toujours parus à part, les posts sont toujours intéressants, je suis (presque) toujours d'accord avec, ce sont un peu mes "maîtres à penser". Désolé pour les autres, qui en cet instant commencent à me haïr, mais je parle de Paul-François, Pierre et François. Quand je vois arriver Pierre, je suis tout surpris. Il ne ressemble pas à la photo de son avatar, je m'attendais à un quadra sérieux, sûr de lui, je vois un jeune gars sympa, mais presque timide, pas gauche mais presque... Il n'empêche que sa copine est superbe, il doit donc avoir quelque chose. Ça, c'est le premier effet Kiss Cool (pub gratuite!). Le deuxième effet, c'est quand tu vois ce mec avec une nana, n'importe laquelle. A ce stade là, on ne parle même plus de technique, les mots sont trop faibles. Avec trois mots et un regard, il est capable d'emballer n'importe quelle fille. Je ne sais pas comment il fait, peut-être l'hypnose, va savoir. Le fait de faire mon premier trip avec lui et François est une chance fabuleuse, ils m'ont appris des trucs que j'aurais mis 10 ans à connaître, on a eu des moments sympas et d'autres très forts. Le seul inconvénient, quand tu te pointes dans un bar avec eux deux, c'est qu'il te reste que les moches. Les autres se disent "Pourquoi j'irais avec le vieux moche, alors qu'il y a les deux autres ?". J'exagère à peine et pourtant ils m'ont presque pris par la main pour m'aider à chopper les plus belles, presque ils les draguaient pour moi !!! Donc, Pierre, un très, très grand merci ....

Donc on reprend, il m'emmène Soi 8. Là, c'est trop pour moi. Je les veux toutes, chaque fille est un peu plus bombe que la précédente. Pierre m'incite à choisir, c'est comme dans un magasin de jouets. C'est d'autant plus sympa de sa part, que lui est déjà accompagné, il est venu là juste pour moi, cool, non ? On avance une centaine de mètres, il faut dire qu'en plus, je suis un peu difficile, quand je vois 30 yins devant un beer qui m'appellent, dans un déluge de seins, de fesses et de regards langoureux, celle qui me plaît c'est toujours celle qui est en retrait, derrière, avec une jupe classique et qui semble un peu perdue. Et enfin, je la vois. En retrait, le regard vague, elle ne nous appelle pas. On s'installe et je ne sais plus quoi faire. Pierre me dit d'aller la chercher, j'ose à peine. Finalement, je vais l'inviter à boire un verre avec nous, elle vient, on finit par trouver comment s'asseoir tous à la petite table. Pierre et sa copine prennent une bière, moi un Fanta et elle, rien... J'arrive enfin à lui faire dire qu'elle s'appelle Wan, en insistant, elle veut bien une Smirnoff, juste si je peux la lui payer. L'addition est lourde, en effet, 280 bahts (5.60 euro) pour 2 bières, une Smirnoff et un Fanta.. Chez moi, la Smirnoff seule est à 7.50 euro !!

Donc on discute un peu, je sais pas trop quoi lui dire, je me souviens que j'arrive à lui bredouiller qu'elle est vachement belle (original, ça, elle n'a jamais dû l'entendre...) et à éviter de lui dire que je veux la sauter sur place dans les trois minutes !!! Elle arrive à parler un peu, enfin, surtout avec la copine de Pierre, elle a 27 ans, un gamin de deux ans, elle vient d'Issan (tiens donc...) et n'aime pas son ventre (quand elle va voir le mien...). Ensuite je lui propose de venir en LT(*) avec moi. Elle accepte, 1000 bahts + 300 de barfine, pas de problème. Ceci dit, je ne suis pas sûr d'assurer la nuit, vu l'état dans lequel je suis. Je glisse ma main dans ma poche et décapsule un Cialis que j'avale vite fait avec la fin de mon Fanta. Nous partons donc, Pierre rentre à son hôtel, Wan est toujours un peu distante, elle a l'air inquiète ou je ne sais quoi. Nous arrivons à l'hôtel, j’ai envie de prendre mon temps et elle aussi, semble-t-il. Elle me demande si je veux un LT ou un ST, je lui réponds que 1000 bahts, c'est un LT, elle est d'accord.

Après ça, je file sous la douche, me décrasser, elle me rejoint, on se lave, c'est bête, j'ai pas de gant je frotte avec mes mains... Je commence vraiment à être dans un drôle d'état, elle me prend un peu dans sa bouche, mais je la repousse, je veux pas finir déjà... Y'a pas beaucoup d'eau qui coule, on reste là longtemps et après on va au lit. En fait, elle est superbe, le ventre comme le reste. On joue pas mal dans le lit, je fais un truc que je n'ai pas fait depuis très longtemps, je la lèche partout, y compris le sexe, c'est un truc que j'ai jamais trop aimé, mais là, ça me plaît vachement, c'est doux et frais et en plus j'ai l'impression qu'elle n'est pas vraiment insensible. Bon, bien sûr, je connais les filles qui hurlent que tu les fais jouir, tout ça, mais là c'est autre chose, des petits signes, petits souffles, crispation... Bref, je ne vais pas m'étendre, on fait l'amour comme des gosses, y'a longtemps que je n'avais pas fait ça aussi intense. A la fin, elle est sur moi et s'écroule, je suis presque dans les vaps, elle a l'air pas mal non plus et subitement elle se relève et crie :
- Oh, you are fine, you are not dead?
J'ouvre les yeux et lui fais un sourire, elle a vraiment l'air paniquée. Je pense qu'elle a peut-être eu une expérience négative dans ce genre, elle a vraiment peur. Je la calme doucement...

Bon après, on se lave, ça recommence à me chatouiller un peu, super le Cialis... Puis elle file au lit, j'en fume une sur le balcon, puis je reviens mater un truc d'horreur débile à la télé avec elle. Au passage, je lui demande si je peux prendre quelques photos, en souvenir, elle accepte, du soft, puis un peu moins, je n'ai rien exigé, elle a fait comme elle voulait. Et puis elle me demande si elle peut rentrer chez elle faire je ne sais quoi, j'en suis soufflé, avec ce qu'on vient de vivre... Je lui dis que je préfère en LT, le ST ce n'est que 500, elle dit OK, on verra plus tard. Elle continue de mater son film dans mes bras, je caresse ses seins, je suis raide comme un pieu, tout à coup, elle se tourne vers moi, me dit d'un air presque fâchée :
- What you do?
et avant que j'aie eu le temps de réagir, elle me fait une pipe fabuleuse, sans préservatif... en trois ou quatre minutes c'est torché, elle a tout englouti !!! Bon, après, on se lave, tout ça et puis comme elle veut partir, je m'habille, elle aussi, elle me demande 800, je dis non, 600 et elle les prend encore avec un grand sourire. On descend, elle récupère son ID card, me demande :
- You pay taxi?
je réponds :
- Ten bahts?
Elle éclate de rire et part en m'envoyant une bise... Je ne l'ai jamais revue....

Il me semble que dans le topic en live que j'avais fait, j'ai dit que je lui avais refusé 800 à cause des conseils du forum. Certes, ça m'est venu à l'esprit, mais j'ai décidé maintenant d'être honnête, je dois avouer que depuis bien longtemps, je n'avais pas fait l'amour comme avec elle (merci aussi Cialis !!!), depuis longtemps je rêve d'avoir une fille comme ça qui dort dans mes bras, de me réveiller en sentant son odeur, d'avoir l'impression qu'elle a envie elle aussi d'être là (même si je sais qu'elle a surtout envie des 1000 bahts ) et j'ai vraiment eu les boules qu'elle parte, je la lui ai jouée mesquin, gros nase, quoi....

Qu'est-ce que j'en avais à foutre de lui filer 4 euro de plus, je me le demande encore, ce qu'elle m'avait fait en valait 400 !!! Je ne sais plus qui m'a dit qu'elle était sûrement partie faire un autre LT en boîte de nuit, si j'avais été moins newbie et que je l'avais compris, je lui aurais offert 1000 bahts de plus pour finir son LT, elle en valait 10 fois plus... Souvenirs, regrets...

Voilà une première photo de Wan, elle est adorable (enfin, moi j'adore, c'est le principal, non ?)

J'en ai deux ou trois autres, mais je peux pas les mettre, sinon censure... Dommage, hein?
   

Bon, je continue un peu... Je vois que mes copines ne font pas l'unanimité, ça me conforte bien dans ce que je soupçonne, je ne suis pas au "format" des amateurs de Pattaya... Ça m'arrange, finalement, je vais rester newbie longtemps, j'ai encore plein de choses à découvrir....

Me voilà donc repu mais un peu sur ma faim, devant l'hôtel... Bon, il faut vraiment que je me connecte à Internet quelque part, j'ai besoin d'envoyer quelques courriels pour clôturer ma mission de la semaine dernière. A l'hôtel Opey, il y a deux postes en libre service en bas dans le hall. Le gardien me dit de ne pas hésiter. Le premier poste affiche une alarme sur une intrusion virus, je passe au suivant. Celui-ci fonctionne, mais la liaison Internet est vraiment lente, le clavier est très dur. Je balance quand même mes courriels et je commence aussi mon premier report. Le temps de me lasser vraiment, il est un peu plus de 4 heures du matin, je n'ai pas dormi depuis 22 heures !!! Je file au 7/11 du coin acheter quelques gaufrettes (j'adore les gaufrettes...) et une bouteille de lait chocolaté. Et puis je déambule dans la Soi Buakhaow, qui ne dort toujours pas complètement... La circulation est moindre, mais de temps en temps passe une yin fatiguée, quelques farangs qui marchent plus ou moins droit... C'est à ce moment que je découvre le petit marché sur la gauche (en allant vers le nord), avec sa rangée de tables en bois. J'ai envie de me poser là quelques minutes, le temps de siffler ma bouteille de lait. Mais je ne vois pas de bar, il fait sombre dans les tables, la seule lumière vient de la guirlande colorée électrique accrochée sur les cotés. Je perçois une présence, aux tables et aussi autour, j'ai un peu l'impression de déranger... Finalement, je me pose sur le trottoir, en contrebas de la première table. Je bois doucement mon lait, grignote quelques gâteaux, fume une cigarette... L'air est chaud, mais l'ambiance est presque calme, je me repose là un long moment, puis je me lève pour partir. A la table au dessus, trois filles sont assises, elles me regardent partir sans rien dire, j'ai presque envie de m'asseoir avec, mais je n'ose pas, bien sûr...

Je rentre finalement à mon hôtel, je m'écroule et dors 4 heures. Je me réveille vers 10h00 et sors au radar fumer une clope sur le balcon. Il y a une petite marche que j'ai oubliée, je manque me casser la figure, le balcon est étroit et il y a 5 étages!!! L'atterrissage dans la piscine eût été un peu dur, je pense. Après l'habituel douche/rasoir/fringues, je sors du fric de ma valise et pars chercher un café. Le plus gros drame de mon séjour, ce sera le manque de café. Normalement, j'en bois au moins 10 à 20 par jour, uniquement des cafés fait par des percos de bars, jamais chez moi. Ici, quand on trouve une cuillerée de Nescafé, on est heureux !!!

J'échoue finalement dans une salle de billard qui fait l'angle de Soi Buakhaow et Soi Diana, c'est un hôtel avec un bar, tenu le matin par deux filles (que certains trouvent thons, je ne vise personne) et que j'apprécie particulièrement. Elle ne font pas prostituées (ne le sont d'ailleurs pas, on verra plus tard), une des deux est superbe (à mon goût), l'autre un peu plus forte, mais j'aime bien quand même. Elles s'appellent Ké et Kého, je ne garantie pas les "H" dans les prénoms... J'ai passé de longs moments dans ce bar, je fais une petite coupure pour joindre les photos... Vous allez détester !!!!

Voici déjà la photo de Ké, désolé, elle est très sombre, mais c'est la seule qu'elle m'ait autorisée à prendre....
Et voici sa sœur Kého....
Voilà, donc, Ké et Kéo (je préfère cette écriture suggérée par Fun). Ké est un peu plus forte, moins jolie, mais on va pas tarder à bien se comprendre, elle n'est pas racoleuse, mais parle avec moi, un peu, je l'aime bien et elle a des regards vraiment expressifs... (ce n'est pas flagrant sur la photo, mais je vous assure...). De même, sur cette photo, Kéo a l'air de faire la gueule, ne vous y trompez pas, c'est normal, elle fait TOUJOURS la gueule... Au début, c'est vrai, on la remarque, d'ailleurs je n'arrête pas de la mater, à tel point qu'elle se fâche un peu, fait des grimaces, puis bientôt demande :
- Why you look me?, do not see me !!!
Dans ce bar, le matin, il n'y a pas grand monde, juste 3 australiens qui descendent vers les 11h00, suivis chacun 1/2 heure après de leurs copines, toujours les mêmes.

Ce sont des femmes dans les 35 ans, qui bossent visiblement ici et qui sont avec eux en VLT(*). Le plus jeune des trois (Mic...) a dans les 45 ans, les deux autres plutôt dans la soixantaine. Chaque fois qu'une de leur copine arrive, elle prend le porte monnaie de son copain dans sa poche à lui et va s'acheter son déjeuner dans la rue. Eux déjeunent invariablement au café + Black Label, puissance 5 minimum. A jeun, il faut le faire !!! Je discute un peu avec eux, ils viennent là plusieurs fois par an, toujours ici, avec les mêmes femmes... De vrais couples, sympa... On joue un peu au billard, ils jouent pas mal, moi ça va aussi, merci.

Après, ce jour là, je ne me souviens plus trop de ce que je fais, un peu d'Internet, dans une salle, une petite sieste, aussi. J'ai rendez vous avec Pierre et François qui arrivent vers 17h00 dans le hall de l'Opey.

Je continue aussi mon exploration des Soi autour de l'hôtel.

Mais surtout, je me goinfre littéralement de contacts visuels avec la population, je ne sais pas comment ça vous fait, mais moi je ne me lasse pas de ces gens que l'on croise, qui vous regardent, vous sourient... Je prends un bahtbus et décide de voir où il va m'emmener, je descendrai au feeling. C'est quelque chose que je fais souvent, pour arriver dans des coins en dehors du touristique, je prends une ligne de bus, de métro et je descends au terminus... Là, il file dans la Soi Buakhaow, tourne à droite dans Central Pattaya Road, puis à gauche. On est plus dans un quartier touristique, subitement c'est pauvre, j'aime bien connaître aussi ça. On est deux dans le bus, une femme assez chargée et moi. A un moment, le bus s'arrête, la femme descend et le bus fait demi-tour. Je descends aussi, bien sûr, nous sommes dans une petite rue, finalement pas loin de Central Pattaya Road. Je pense en voyant le plan du forum qu'on doit être dans la Soi Phettrakun. Des motos taxi commencent à me proposer de me ramener, mais je veux en voir plus.

J'ai envie de boire un café, justement je suis devant une espèce de restaurant, juste une terrasse avec quelques tables en bois et aussi une table ronde avec un banc, le tout en carrelage bleu et blanc très joli. Au fond, il y a une cuisine avec une armoire réfrigérante et c'est à peu près tout. A la table bleue, il y a deux farangs, un assez âgé et maigre qui a l'air endormi (ou bourré) et un autre genre catcheur, cheveux courts, etc. La thaïlandaise qui me sert a la quarante-cinquaine et quelques enfants thaïlandais jouent sur la terrasse. L'ambiance est paisible, reposante. Je m'assois et commande mon café. J'ai un peu peur lorsque je vois la serveuse prendre du café en poudre dans un pot sans étiquette, mais finalement, il n’est pas si mauvais. Elle me donne un ticket avec marqué 20 bahts. Je fouille mes poches et je n'ai strictement rien, si ce n'est quelques billets de 1000 bahts. Je lui en donne un avec un mot d'excuse et visiblement elle est bien embêtée, elle cherche puis se tourne vers le farang catcheur et lui parle en thaï. Celui-ci vient me voir, me demande si je n'ai pas de monnaie, je lui montre mes deux ou trois bahts. Alors il prend son verre, s'assoit à ma table et commence à parler avec moi. Il me demande d'où je viens, depuis combien de temps je suis là, puis me dit qu'il est expat d'origine italienne, qu'il a ouvert son resto depuis quelques mois avec sa femme et ses gosses. Il me fait cadeau du café, bien sûr, m'en offre même un autre... Toute la conversation, ses gamins lui sautent dessus, le taquinent, lui essuient le front, montent sur ses genoux... Il les repousse avec une sévérité feinte qui ne trompe personne... Finalement, je m'en vais en promettant de revenir, il m'a mis en garde contre plein de choses, notamment (et surtout) les farangs et il me file son téléphone en me disant de l'appeler si j'ai le moindre problème !!! J'y suis retourné la veille de mon départ, il n'était pas là, mais sa femme m'a reconnu. Je lui ai laissé un petit mot de remerciement, mon téléphone et j'ai payé mon café en laissant un gros tip, cette fois j'avais de la monnaie....

Je comprends bien que ce genre d'anecdote n'a pas un gros intérêt, mais pour moi c'est vraiment central dans le ressenti que j'ai eu de cette ville, dans la passion qu'elle m'a inspirée. Je sais bien qu'un newbie normal va être touché surtout par la beauté des filles, la grâce de leur derrière et la courbe de leurs seins, je n'y suis pas insensible, loin de là. Mais cette première semaine à Pattaya a été une suite d'instants forts, j'en ai pris plein les yeux, les oreilles, la mémoire et... je ne vous dis pas la suite...

Bon, je vais reprendre un peu... Pas vraiment facile, parce que cette semaine a été si intense, que mes souvenirs se mélangent un peu. Ça fait une semaine aujourd'hui que je suis revenu et je n'ai pas encore vraiment atterri. Par contre, je connais déjà les prix des avions pour un éventuels périple en novembre, en février, voire même en juillet prochain. Mais le problème, ce ne sera pas le prix, ni l'envie, mais la disponibilité... Ce ne sont pas les congés qui me manquent, mais la possibilité de les caser dans mon planning...

Donc, après cette rencontre mémorable avec l'italien, je rentre à mon hôtel. Je remonte la rue jusqu'à Central Pattaya Road, puis je descends vers Soi Buakhaow. Au passage, je remarque un salon de massage (sur le trottoir droit en allant vers Beach) avec 4 chaises hautes devant. 4 masseuses me hèlent, notamment une magnifique, très grande et fine, avec une bouche... Enfin, bref, je note ça sur ma mémoire interne (penser absolument à augmenter ma RAM interne avant le prochain voyage, y'a tellement de trucs à mémoriser...), en fait je n'aurais jamais le temps d'y revenir. Je rentre donc à l'hôtel, nous avons rendez-vous, Pierre, François et moi vers 17h00 ou 18h00, je ne me souviens plus bien. Dans le doute, je préfère y être tôt. Je prends une douche rapide, la chambre a été faite pendant mon absence, impeccable, serviettes propres, tout est parfait. Puis j'attends dans le hall. Différentes personnes traînent, je ne les aborde pas. Je me vois mal disant à un gars "C'est toi, François ?". Il va me prendre pour un taré (il aura peut-être pas tort, mais ne il saura pas à quel point !!!). Tout ce que je sais de lui, c'est qu'il est calme, ses posts sont concis, il adore Gainsbourg, je l'imagine un peu baba, pas très grand, j'ai encore tout faux !!! Il est grand, au contraire, très ouvert, beau parleur, sympa, tout, quoi... Donc Pierre arrive, avec sa copine toujours aussi belle. Pour un forumeur qui a la réputation de changer de yin (voir de LB(*)) souvent, ça sent tout de même un peu le VLT...

On se présente, donc, je pense que ça passe bien tout de suite avec François (pour moi, en tout cas). J'appréciais déjà bien ses posts, y'a pas de raison que ça change... On part donc direction Soi 7, où Pierre a un truc à faire. Nous allons dans un beer bar, François est très enjoué, il me présente la ville comme Pierre hier, mais avec des mots différents, il voit d'autres choses... Arrivé au bar, il y a une amie de la copine de Pierre qui est là. Elle vient avec nous, elle est vraiment mignonne, mais surtout elle a une vraie classe, elle est très intimidante. Je caresse vaguement l'idée de passer un moment avec, je ne suis pas seul, d'ailleurs, quelques minutes plus tard le problème ne se posera plus. Il y a des filles partout, en général superbes, je ne sais tellement pas qui choisir que je ne choisis personne !!! Je dois avoir un vague lien de parenté avec La Fontaine, ou alors, c'était un habitué de Pattaya... :

L'auteur en eût fait aisément son profit :
Toutes approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre.
Mais il crût mieux faire d'attendre
Qu'il eût un peu plus d'appétit :
Il vivait de régime et baisait à ses heures....
(La Fontaine - "Le héron" - 7ème livre de fables)

Donc nous voilà repartis à cinq vers le 131. En sortant du bar (en fait un groupe de trois comptoirs), je suis à nouveau interpellé par une vingtaine de filles :
- Hello, man, where you come from...
Encore une fois, j'ai cette sensation que j'aurais souvent au cours de cette semaine, dans cette cohue bruyante et colorée, de croiser un regard fait juste pour moi... Elle est derrière les autres, elle ne dit rien, un vague sourire presque un peu perdu... je continue d'avancer, sans la lâcher des yeux, en partant vers Beach Road, elle suit mon regard et subitement sa figure s'éclaire d'un grand sourire... Mais, bon, le reste de la bande est déjà bien avancé, je lui envoie un baiser et je rejoins les autres. Nous prenons un bahtbus pour rejoindre la Soi 13/1, puis nous remontons jusqu'au Club 131.

Le Club 131, ça me fait un peu comme lorsque je suis à Ottawa, Wellington street et que je passe Portage bridge pour arriver à Gatineau (nos amis Canadiens connaissent peut-être). On passe de l'Ontario au Québec, de l'Angleterre à la France... On se sent tout de suite en pays de connaissance. Luc est là, bien sûr, ainsi que Roger, Marc et quelques autres... (qu'ils m'excusent, je n'ai pas retrouvé tous les prénoms). Il y a quelques filles, assez jolies en général. La copine de Luc est derrière le comptoir, c'est une fille adorable, tant physiquement que dans son sens de l'accueil, toujours le sourire au bon moment, des remarques sympas, tout qui va bien... Marc est en train de brancher une fille magnifique du bar, qui a l'air toute timide... On boit quelques verres, l'ambiance est sympa, il est question d'aller manger un morceau. Il y a un ou deux bars dans la rue avec des nanas sympas, mais rien qui me tente vraiment. Ca me prend d'un coup, je quitte les autres quelques minutes, je vais revenir, je prends Second road, Soi 7, je vais jusqu'au bar. Dès que j'arrive, ça raccroche. Je vais la voir :
- We are going to eat with some friends, do you want to come with us?
- Short time or Long time?
au moins, c'est direct...
- I do not know, now we are going to eat, we can see after?
- You pay barfine?
- Yes, of course...

Bon, la technique est un peu directe, je suppose qu'il vaut mieux boire un verre avant, voir si on se plait, tout ça... Mais pour moi, ça va, j'ai déjà une demi molle (comme disent élégamment certains forumeurs...) Donc, je reviens au 131 avec elle. Je me souviens que François me demande un truc du genre "tu as été la chercher comme ça ?". Il a l'air un peu surpris, ça doit pas se faire comme ça normalement. Mais ça se saurait si j'étais normal....

Donc, nous voilà au Club 131. Ma copine est sympa, toujours un peu timide. J'espérais qu'elle parlerait un peu avec la copine de François, puisqu'elle vient du même endroit, mais elles n'ont pas l'air de se connaître.

Il faut dire qu'il y a trois beer bars au même endroit, je l'ai trouvée devant, mais ça ne veut pas dire qu'elles soient du même comptoir. Je ne sais pas si c'est vraiment le même établissement, ni si les filles se mélangent. Dans le cas du "poulailler" (à l'entrée de WS, 12 comptoirs sur deux niveaux), je saurai plus tard que ce n'est pas le cas.

Bon, donc on boit quelques coups, il faut dire que ce soir là, c'est mon anniversaire... 49 ans, quelques mecs sympa autour, une nana mignonne dans les bras, tout va bien... On décide d'aller manger dans un restaurant pas très loin du 131. (voilà la photo de "Pattaya Photo Guide").

Je vais faire une petite parenthèse sur la Soi 13/1. Au début, j'avais envie de faire mon report en donnant comme titre les noms des rues. Chaque rue de Pattaya est spéciale, peu se ressemblent, on y vit des aventures particulières dans chaque, les émotions, les ressentis, tout est différent chaque fois que l'on découvre une nouvelle rue. A croire que ce ne sont pas les hommes et les femmes qui font ces rues, mais l'inverse, j'ai parfois le sentiment qu'une force, une vie propre à chaque Soi influe énormément sur les activités, les habitants, mais surtout sur mon état d'esprit lors de mes découvertes. Loin du sexe omniprésent de Soi 6, des bars qui aimantent le passant des Soi 7 et 8, ou des néons de WS, très différent aussi de la vie ardente de Soi Buakhaow, ou des commerces de rue de Central Pattaya Road, la Soi 13/1 est un mélange troublant de petits bars sympa, avec quelques filles (ou quelques LB), mais beaucoup moins tapageurs que la Soi 8, il y a aussi des commerces et notamment des restos et des bars dans lesquels on peut manger un morceau, boire un café et même déguster des spécialités très particulières, comme le restaurant japonais juste à coté du Club 131 (je reparlerai de ce restaurant un peu plus tard).

...

________________________________
(*) LT : Long Time
(*) VLT : Very Long Time
(*) LB : Ladyboy


... retour à la page précédente   -   1   2   3   4   5   6   7   8   -   suite à la page suivante...

... retour à la page Carnets de Voyage...