Sur la route de Pattaya



Ramon nous offre ici le récit de son second voyage, entre ses aventures de "butterfly" et Vi, sa régulière...




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Dimanche 1° juin 2008

La route de Pattaya n'a pas le même visage que lors de ma venue en mars dernier. Les premières pluies de la saison ont nettoyé l'atmosphère, lavé les paysages. La nature est maintenant verte. Les choses me semblent plus proches. Il y a trois mois, je partais dans l'inconnu. Aujourd'hui, je reviens. J'éprouve le sentiment de rentrer comme on rentre chez soi, après une longue absence.

Mon chauffeur conduit bien, les mains à dix heures dix sur le volant. Certes, il téléphone en conduisant mais avec un kit mains libres, s'il vous plait. Le taxi fou fou, c'est le premier mythe de la Thaïlande qui disparaît. Il y en aura d'autres… Cette conduite me rassure, le ronronnement du moteur me berce. Je trouve un instant le sommeil qui m'a fui dans l'avion.

Le staccato des pneus sur les dalles de béton de la highway n°3 met fin à ce petit somme. État du mâle au réveil, j'en souris. Aucun doute, je suis bien à " Puttaya "… Central road, soi Buakaow et enfin la soi 15. Je guide mon chauffeur qui ne connaît pas bien. Moi, guide dans Pattaya !…
Je retrouve l'hôtel Mercure. Il fait partie des bons souvenirs de mon premier voyage. Un havre dans la jungle pattayenne.

J'appelle " La Yin ". Une yin qui se prénomme " Vi ". C'est la première fois que je lui parle depuis nos au revoirs à Suvarnabhumi. Je ne lui avais pas donné mon numéro de téléphone. Je n'aime pas le téléphone… Durant trois mois, nous avons communiqué par email, presque chaque jour. Sa copine de chambre ou d'autres traduisaient pour elle. De fait, j'ai parfois eu l'étrange impression que ce n'était pas vraiment elle qui m'écrivait et que ce n'était pas vraiment à elle que je répondais. J'ai cru que cette correspondance se serait arrêtée ce jour d'avril où, j'ai refusé de lui envoyer l'argent quelle me demandait. Une histoire d'hypothèque sur la maison que lui aurait léguée ses parents… Version moderne, revue et corrigée du buffle malade ?… Peut-être ?… Peut-être pas ?… Malgré mon refus, elle a continué de m'écrire comme si de rien n'était…

Elle parle un peu anglais maintenant. On pourrait s'amuser à évaluer le nombre de farangs qu'elle a connus à ses progrès linguistiques. Elle a fait de bons progrès. Normal ! C'est une belle fille…

Elle semble très heureuse de ma venue et arrive à l'hôtel avant que je n'ai eu le temps de défaire ma valise. Je la trouve toujours aussi jolie. Peut-être a-t-elle pris un ou deux kilos mais ça lui va plutôt bien. Vi tremble dans mes bras.
J'ai mis cela sur le compte de l'émotion. J'ai eu tort !… Nous faisons l'amour. Je retrouve son corps qui m'est presque familier…

Je crois que c'est juste après qu'elle a commencé à me parler d'argent…

Je l'ai emmenée dîner dans le restaurant que nous avions apprécié le premier soir de mon premier séjour. Le Bali haï, le restaurant terrasse de l'hôtel Siam Bayshore, tout au bout de Walking Street, juste avant le port. Le premier dîner de mes vacances se doit d'être un dîner de gala. La chanteuse est la même, je trouve qu'elle interprète toujours aussi bien. Je suis le seul à l'applaudir. Je ne fais rien comme les autres. Il n'y a rien de plus ingrat pour un artiste que de se produire devant des gens qui ne lève pas leur nez de leur assiette.
Le menu lui a changé…Soupe à la grimace ! Cela s'accommode mal avec les crustacés grillés.

De retour à l'hôtel j'ai voulu remettre le couvert. Sexuellement s'entend...
- I am tired !…
Je viens de me taper 12 heures de vol en classe éco et c'est toi qui est " tired "… J'ai posé la pilule sur la table de nuit en me disant que j'essayerais de l'avaler le lendemain…


Lundi

La pilule n'est pas passée. Je ne me souviens plus si c'est elle qui est partie ou si c'est moi qui lui ai demandé de partir.

L'après-midi j'ai essayé de me changer les idées dans les bras d'une fille très quelconque dans un claque très glauque de la Soi 6. Je découvrais cette rue " mythique " dans laquelle je n'avais pas mis les pieds en mars. Je sais qu'il y a des aficionados de l'endroit. Pas moi !… La fille s'est montrée attentionnée, mais je n'y étais pas.

Le soir venu, tout y est passé. Beer bars, gogos… Je me suis même mis à la recherche d'une freelance sur Beach Road pour essayer de tourner la page Vi au plus vite. Le 131 était fermé. Finalement j'ai fini avec Pae, une " star " du Happy, après avoir payé des LD à deux girls et une serveuse de l'Angel Witch sans arriver à me décider pour l'une ou l'autre d'entre elles.. Sur le chemin de l'hôtel, j'ai bien eu l'impression que ce ne serait pas le coup de ma vie. " Pomponette " s'éventait avec un prospectus et se plaignait de ses chaussures. Finalement, la fille s'est montrée très pro. Presque trop. Presque européenne… Entre l'énervement et mon short time de l'après-midi, Pae en a pris pour toutes les putains de Pattaya et en a pris longtemps. Les voisins, eux, en ont plein les oreilles. Madame fût expressive…

Quand je suis sorti de la douche, Pae s'était déjà rhabillée. Short time évidemment! Je n'avais même pas posé la question. Je n'ai rien dit. Finalement c'était très bien ainsi. Pattaya ou pas, ce soir là, j'avais envie de dormir seul…


Mardi

7 heures. Je suis réveillé par le clignotement de la lumière rouge du téléphone de ma chambre. Un message ?… J'appelle la réception qui me dit que Vi est passée cette nuit vers 3 heures. Je comprends que la sécurité ne l'a pas laissée entrer car elle avait bu plus que de raison.
Je commence à comprendre les raisons de ses tremblements…

Le temps de prendre mon petit déjeuner et le téléphone sonne. C'est elle !
- I want come back to see you !…
Je lui dis " ok ". ( Ne cherchez plus qui est le plus con du forum…)
Elle a rappliqué, m'a dit qu'elle arrêtait de travailler dans son bar, le FLB, et nous sommes restés ensemble jusqu'au vendredi.


Mercredi

Excursion à Koh Larn. A l'heure du déjeuner, dans l'une des paillotes qui bordent la plage, il y a une très jolie yin, seule. Elle me sourit… Pourquoi les filles sont-elles toujours plus belles quand on est accompagné, que lorsque que l'on marche seul à la recherche d'une nouvelle aventure ?…


jeudi

Ce matin nous allons à Naklua, visiter le Sanctuaire de la Vérité, Impressionnant temple dédié au culte non pas bouddhiste mais hindouiste. Cent mètres de haut et pas un clou. Seul le paratonnerre en en métal. Moi qui qualifie nos cathédrales de carrières de pierres et qui n'y verrai un intérêt que le jour où nous manquerons de matériaux de construction, je ne vais pas m'extasier devant ce tas de bois mort même si c'est certainement le plus beau du monde. Le jour où ça va brûler, ils auront assez de charbon de bois pour faire griller les rock lobsters pendant 3500 ans… Sérieusement et si je fais abstraction de mes idées athéistiques, agnostiques et iconoclastes, c'est l'Édifice à voir à Pattaya.

A l'heure du déjeuner, Vi m'annonce qu'elle part pour Nong Khaï, le lendemain, voir son fils et sa famille. Vi n'est pas retournée voir son gamin de quatre ans depuis son arrivée sur Pattaya en février. Je ne lui reproche pas de choisir la période où je suis en Thaïlande pour faire ce voyage. Sans doute, à ce moment, espère-t-elle que je vais l'accompagner ?… J'aurais peut-être dû, mais j'ai trouvé cela un peu prématuré et, surtout, j'ai pensé que ça sentait le piège à farang. Vi a sorti une petite voiture miniature de son sac à main. Les femmes ont toujours des choses impensables dans leur sac à main…
- It's for my baby !…
C'est bien ! Au moins avec ça, tu ne vas pas en faire un enfant gâté pourri…

En cette fin d'après-midi, Vi doit retourner chez elle chercher des vêtements. Elle me demande si je veux l'accompagner. J'accepte, curieux de découvrir son univers. Une inquiétante et lourde grille d'entrée, entre deux échoppes, qu'elle referme soigneusement à clef derrière elle… Un long couloir au plafond duquel courent de gros câbles électriques dénudés à 20 centimètres au-dessus de ma tête… Un escalier puis un autre couloir avec une demi-douzaine de portes… Vi frappe à l'une d'elles. Le prix mensuel du loyer est mentionné sur la porte : 3600 baths. Som, sa colocataire nous ouvre. Je pénètre dans une pièce unique et carrelée, assez grande, pas très propre où règne un indescriptible capharnaüm. Pas de meuble. Les vêtements sont accrochés sur deux portiques. A chacune le sien. Au sol, un amas de draps et de couvertures sert de couchage unique. Il est roulé dans la journée. Dans un coin, de la vaisselle sale trempe dans une bassine. Visiblement Som et Vi ne sont pas des modèles de maîtresse de maison…

Seul signe de " richesse ", une télévision grand modèle qui marche en permanence et un ordinateur portable, celui de Som, posé sur une mini table à repasser. Au mur, dont la peinture s'effrite, le portrait du couple royal et quelques icônes bouddhistes cohabitent avec ceux des stars locales de la chanson. Dans une petite salle d'eau, un unique robinet. Un robinet que l'on laisse couler longtemps. L'eau est recueillie dans un bac en béton qui doit faire 150 litres. Une autre bassine en plastique sert à la fois de douche et de chasse d'eau pour la cuvette des toilettes. Dans une troisième bassine, Vi lave à la va vite son linge qu'elle va étendre dehors, dans une sorte de petit patio qui donne sur le mur aveugle de l'immeuble d'à coté.

Elle allume ensuite le portable. Ouvre sa messagerie et, toute fière, me montre que je suis son seul et unique contact. Je dois être trop vieux pour savoir que des boîtes aux lettres on peut en avoir autant que l'on a de cheveux sur la tête…

Après, elle a déplié un coin du couchage et, assise en tailleur, a commencé à me tirer les cartes. J'ai cru comprendre que mon avenir s'annonçait excellent à condition que je prenne soin d'elle… Durant la petite heure où je suis resté chez les deux yins, Som se maquillait, transformant une fille, somme toute banale, en princesse de la nuit pattayenne…

Pour Nong Khaï, il y a quelque chose comme 14 heures de bus depuis Pattaya. Le soir, au 131 Lolo (Note : Lolo a vendu le 131, qui n'est plus un lieu de rendez-vous de français), en bon camarade, lui a demandé pourquoi elle ne prenait pas l'avion…

Les filles ont discuté entre elles de leur bled d'origine… Tu es d'où toi ?… De Nong Khaï ?… Pas possible ! Moi aussi… Tu dois connaître un tel, un tel… Tu as du connaître mon oncle, il était boulanger sur la place du marché… Il semble qu'il y est en Thaïlande une grande culture de l'appartenance régionale, les filles de l'Issan étant, en quelque sorte, nos Chtis à nous.

De short times en long times…


Vendredi

Elle m'a demandé de lui payer l'avion. Elle est partie prendre le bus !… Je lui ai donné quelques milliers de baths pour son voyage. Elle m'a dit :
- Cheap money for me !…
Une réflexion qui m'a rendu heureux de rester seul sur Pattaye… Où est passée l'innocence de la gentille yin qui me tendait ses petits billets pour payer le Best Western à Ko Samui ?…

L'après-midi, je mets à profit mon " célibat " pour tester le Win's massage dont on a venté les mérites sur ce forum. Plutôt que de massage, il serait plus approprié de parler de friction à l'huile dans ces salons pour touristes en mal de contact affectif. Mais l'intérêt ne réside pas, ici, dans les vertus thérapeutiques du traitement… Tant qu'à faire, j'ai choisi la plus jolie des masseuses, Té, au grand dame de celle qui m'avait accueilli.

Té, après avoir longuement tourné autour du pot, me propose de le vider à la main.
- Do you want ?… Me demande-t-elle, l'index pointé vers popol au garde à vous depuis un bon quart d'heure.
Là, le mec qui arrive à dire " non " mérite un poste de secrétaire d'état auprès de Benoît 16...

Le soir par hasard, je retrouve Siam, l'ex Mamasan du FLB qui s'est faite virée et qui officie désormais au Game Bird, un autre bar de la WS, tenu par un irlandais. Le Game Bird va devenir mon nouveau QG pour cette seconde campagne pattayenne. Ce soir là, j'ai fini la nuit avec Apple, l'une des " protégées " de Siam… Apple est grande pour une Yin. Un autre mythe qui disparaît. 1m70, 60 kg… Certains diraient qu'il y a du gras sur l'os. Apple est douce, dans la vie comme au lit…


Samedi

Le Mercure hôtel est plein, week-end oblige. Son coté havre disparaît quelque peu. Pas mal de coréens qui, à l'instar des japonais se reconnaissent facilement à l'appareil photo dont ils ne se séparent jamais. Je me demande si la coréenne prend des clichés quand elle baise ?…

L'après-midi je rencontre Lu dans un Beer bar de la soi 7. Lu est mignonne comme un cœur. Elle doit accuser 40 kilos toute mouillée sur la balance. J'aime à alterner les genres… Mais je la trouve un peu trop exubérante à mon goût. Par ailleurs, les nombreux bijoux qui ornent ses doigts en disent long sur ses prétentions financières à long terme. Je resterai donc sur la bonne impression de ce ST de fin de journée.

Ce soir il y a une " party " au FLB. Une " party " " dans un bar à Pattay, c'est en fait une soirée comme les autres, hormis le fait que l'on peut manger sur place, généralement mal, et que les BF sont plus onéreux avant une certaine heure pour maintenir le staff sur zone et, de fait, une certaine ambiance festive.
Malgré tout, j'y fais un saut.

Les copines de Vi viennent à ma rencontre dans un élan de solidarité féminine. Som, sa colocataire, ne coupe pas les cheveux en quatre en me disant qu'elle est seule, elle aussi, avec un petit sourire au coin des lèvres, qui ne laisse aucune équivoque sur ses intentions… Ne te fatigue pas ma petite. Tu ne me plais pas. Tu ne m'as jamais plus. Je crois que je la rends un peu responsable de l'évolution pattayenne de Vi… Je retourne au Game Bird.

Apple est toujours seule. Apple a une voix douce. Je me demande si ce ne serait pas elle qui aurait enregistré les annonces en thaï sur Air France ?… Apple est gentille. Je descends whisky sur whisky pour la trouver jolie. Apple si tu étais aussi jolie que tu es gentille, tu serais la yin de ma vie…
Mon monde est mal fait !…

Cela fait plusieurs fois que je croise le regard de Ta qui ne le fuit pas et me sourit. Cette fois elle se lève, se déplace, passe près de moi, me frôle et je laisse négligemment sa main caresser ma jambe. Si on peut piquer le LT de sa copine, on ne va pas se gêner… Ta a un très beau visage. Elle est un peu charpentée pour une yin mais l'ensemble est très bien proportionné. Je vais finir la nuit avec elle. C'est sûr !…
- Do you want a drink ?…
Je ne sais quelle partie de mon cerveau a ordonné à mes lèvres de prononcer la phrase magique. Je n'ai pas le temps d'y réfléchir, qu'elle m'a déjà embrassé le coin des lèvres et s'est assise sur le tabouret à mes cotés. Ses mains caressent déjà mes cuisses ne laissant aucun doute sur l'issue de la soirée.
Pays de folies !
Je me retourne vers Apple pour observer sa réaction… Grand sourire et " up to you !…"
Pays de fous !

Une troisième yin s'approche, jolie mais pas mon genre.
- Oh !… You want two ladies ?!…
J'ignore si c'est une question ou une affirmation. Two ladies… Quelle idée ?… Bonne idée ?… Mais non !… Ce n'est pas le bon soir. J'ai bien vidé mes couilles dans le petit cul de Lu cet après-midi, je crains de ne pas être à la hauteur. Et puis, on ne tire pas le bouquet final en plein milieu du feu d'artifice… Ta est grande, a un très beau visage mais un sourire… de lady boy. Le doute traverse mon esprit. Elle parle très peu anglais, j'interroge Apple sans crainte d'être compris de Ta… Éclat de rire !
- No problem !… She is realy a lady…
Que veux-tu Apple ! Je pense trop. Vi me l'a déjà dit " you think to much ".

On s'engage à trois dans une partie de billard américain. Je n'ai pas dû y jouer depuis mes dix huit ans. J'y suis nul, Apple pas mieux. Ta n'a pas le temps d'attraper une queue (de billard) qu'elle se fait alpaguer par un ricain qui sort du gogo voisin. Il n'a pas du lui dire trois mots qu'elle lui roule déjà une gamelle d'enfer…

A partir de maintenant je m'appelle John, je suis né en Arizona et j'habite le Tennessee. Je rentre deux boules à la suite. Les miennes sans doute !… Ta vient m'embrasser tendrement sur la joue et me dit quelque chose que j'ai traduis par " J'aurais aimé partir avec toi mais je ne savais pas si tu voulais partir avec Apple… "
- No problem beautiful baby…
Le ricain n'a pas une tête à t'embarquer pour un VLT.
- Tomorrow maybe ?…
Un dernier LD et j'abandonne Apple à son Walking Street de sort…

De retour au Mercure, je m'arrête au piano bar de l'hôtel. La jolie serveuse est moulée dans une ravissante combinaison noire. Le bloody mary pimenté à souhaits. La chanteuse entame un succès oublié de Santa Esméralda : " Your my every thing… " ; Mais de qui parle-t-elle ?…
Douce nuit solitaire sous les tropiques asiatiques. La deuxième, déjà !…
Demain je vais postuler pour le poste au Vatican…


Dimanche

Le plaisir d'aller aux putes, comme dans tout " achat " est dans l'attente et la recherche. Les gens trop riches sont souvent plus malheureux que les autres car ils ne connaissent pas le plaisir de l'attente. Chez nous, on attend d'avoir assez d'envie et/ou assez d'argent pour aller aux putes puis, on se met en quête du bordel caché ou de la rue secrète où l'on trouvera la fille qui assouvira nos pulsions sexuelles. On monte derrière elle, la langue pendante, le regard rivé sur sa croupe incendiaire.

A Pattaya, ce plaisir n'existe pas. Envie ou pas, on y est, il faut y aller et on a depuis longtemps la ligne budgétaire pour les filles. A Pattaya on ne cherche pas où il y a des putes mais plutôt où il n'y en aurait pas.
Le plaisir pattayen c'est avant de monter dans l'avion. L'escalier où l'on salive en regardant les fesses de la dame c'est Pattayafr.com… (Note : le forum PattayaFr.com a cessé de fonctionner)


19 heures.
Apple et Ta sont seules. Nous nous retrouvons tous les trois devant un verre. Là mes idées sont claires. Ce soir ce sera Ta ! Reste à faire avaler la pilule à Apple…
- I know you are in holidays and you want sexy women. No problem ! Up to you ! Et bisou au coin des lèvres…

Cette fille m'étonne de jour en jour. Elle est et de loin, la plus intelligente et la plus gentille yin que j'ai rencontrée. J'ai beaucoup lu de la jalousie des yins entre elles. Toute volonté de généraliser est, ici comme ailleurs, peine perdue. Certaines sont jalouses d'autres pas !…

J'invite les deux yins à dîner. Me voici descendant WS, une à chaque bras. Apple et Ta sont grandes avec des formes. Évidemment elles sont habillées ras la touffe, chaussées de talons hauts et maquillées très putes… Un coup à se retrouver sur " YouTube " à la rubrique LB !…

Après dîner, Apple rejoint son bar. La partie triangulaire n'est pas pour ce soir. Pas encore !… Je veux d'abord tester Ta en duo. Je débarque au Mercure sous l'œil inquisiteur mais toujours amical du service de sécurité. Je suis sûr qu'entre eux, ils s'amusent à mettre des notes… La réceptionniste prend l'ID de Ta avec le même naturel que si elle checkait une carte de sécurité sociale à l'entrée d'un cabinet médical. Une fois dans la chambre, Ta est comme un fauve en cage. Je crains le pire… Elle se met à refaire le ménage comme si la femme de chambre n'avait pas bien fait son job… Par pour la douche… Revient sans l'avoir prise… Sort fumer sur le balcon… rentre chercher son téléphone… filme la piscine…
- Me want look at the TV !…
- No baby ! You are not here to look at the TV. If you want money, you are here for boum boum with me…

Il est des moments où il convient de leur rappeler gentiment mais fermement qui décide de quoi. On n'est pas le patron parce que l'on est un homme ou que l'on est plus âgé. On est le patron parce que l'on paye !… Certaines yins, pas toutes, essayent de nous soutirer nos bahts en assurant un service minimum voire pas de service du tout. Rien de plus facile pour une femme de faire débander un homme… Si elle n'y arrive pas par ses paroles ou son comportement, il lui suffit de nous faire un peu mal en nous suçant ou en nous masturbant et, si on n'est pas dopé comme un coureur cycliste, la pendule marque rapidement 6 heures. C'est un vieux truc que toutes les bonnes professionnelles connaissent. Ensuite, elle nous dit quelque chose du genre " oh quel dommage… j'avais tellement envie… tu me plais tant… ". Nous on se dit que c'est de notre faute et on n'a plus qu'à la payer sans qu'elle n'ait eu à faire son job…

- No sex no money ! If you want look at the TV, you can go back to your bar or to your room. No problem for me !…
Au lieu de la faire fuir, cette attitude autoritaire que d'aucuns qualifieront de machisme, a pour effet de la remettre sur le droit chemin de la putain. Elle file à la douche. En ressort drapée à la thaïlandaise de sa serviette de bain et, sans mot dire se jette littéralement sur moi qui me suis allongé sur le lit. Je sais dès lors qu'elle n'est pas du genre à jouer à touche pipi, que ça va être hard, bestial. La suite ne me contredira pas. Cette fille qui, il y a quelques minutes jouait à ne pas en vouloir, en veut. A classer dans la catégorie nymphomane. Si vous avez des problèmes de souffle, passez votre chemin. Ta, c'est le Tourmalet qu'il faut gravir, le marathon qu'il faut finir. Si vous balisez à l'idée d'une gorge profonde sans préservatif laissez tomber.
Ta ne vous fait pas l'amour, elle vous livre un combat de sexe.
Le premier round a duré une heure. Le deuxième assaut presque le double. A la mi-temps, elle a descendu les deux Heineken du mini bar. Cette yin boit et baise comme un mec.
- Now, you can look at the TV if you want !
Ce soir, c'est pas le son de la téloche qui va m'empêcher de dormir…


Mardi

Un jour, j'ai lu sur ce forum, alors que j'évoquais la possibilité de l'existence d'une quelconque mafia derrière la prostitution pattayenne, que la yin était une femme libre. La liberté c'est de ne dépendre de personne, matériellement et psychologiquement.
Où est la liberté quand on doit se prostituer pour vivre ?…

Hier, lundi, le 131 était fermé. Le 131 doit être le seul bar de Pattaya qui observe une fermeture hebdomadaire…. Je suis donc allé prendre l'apéro directement au Game Bird. J'y ai retrouvé Ta, Apple, Mamasan et une autre yin qui a voulu jouer à ce jeu dont j'ignore le nom, où l'on place des pions sur une grille verticale et où on doit former une ligne de 4 avant son adversaire. J'ai perdu la première manche par galanterie. Elle m'a mis une taule à chaque partie suivante…

Ta était magnifique dans une robe moulante noire, très très courte évidemment. Ses cuisses un peu fortes lui confèrent ce soupçon de vulgarité qui fait d'elle l'une ce ces putains qui m'attirent tant. Pardonnes-moi Ta ! Mais, après la folle chevauchée wagnérienne de la nuit passée, mon intimité réclame ce soir le pianissimo d'une musique de chambre. C'est donc Apple que j'ai emmenée dîner sur l'Oriental Star, un de ces bateaux restaurant qui, le soir venu, illuminent la baie de tous leurs feux. Apple m'avait laissé entendre qu'elle n'avait jamais mangé sur ce type de bateau et qu'elle aimerait bien… Moi, quand je peux faire plaisir…

Avant de quitter le Game Bird, j'ai pu lire dans le regard de Ta un mélange de déception, de regrets, d'amertume et de colère. Tous ces sentiments qui, une fois réunis, se résument en un seul mot : Amour !…

Amour du billet de 1000 bien sûr !… Vous avez cru quoi là ?…

Apple m'a donné ce que j'attendais d'elle. Une tendre et longue nuit. Mes doigts lui ont rendu tout ou partie du plaisir qu'elle me donnait. L'orgasme chez une femme, ce n'est pas blanc ou noir comme chez un homme, il y a différents stades. La femme jouit comme on effeuille une marguerite. Je jouis, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… et évidemment, parfois, pas du tout !…

Si vos pas vous mènent un jour par là. Oubliez les quelques kilos en trop d'Apple, vous ne le regretterez pas !… Me voici promu en agent pour tapin pattayen maintenant…

12 heures.
Ce soir, Vi rentre de Nong Khaï…

Avant le retour de l'enfant terrible, je me propose de m'offrir une seconde fois les services de ma masseuse préférée, Té, au Win's, sur la digestion du déjeuner. Auparavant, je me rends donc dans un petit restaurant, choisi au hasard, de la soi Buakaow. Au moment de régler la note, je suis piégé par mon premier orage tropical. Ici, quand il pleut, on ne bouge plus ! Tout l'art consiste donc à se faire coincé dans un endroit sympa…

Pour tuer le temps et attendre que celui-ci s'améliore, j'investis le billard au fond de la salle. Tout naturellement, j'invite une des serveuses à partager ma partie, qui accepte encore plus naturellement, rapidement rejointe par la seconde employée. Et voilà l'un de ces moments si sympathiques de Pattaya. Moments qui n'ont rien d'exceptionnels, en compagnie de deux serveuses qui ne sont pas réputées être des tapins encore que, la frontière ici ne soit jamais bien définie…
Je suis invité à rester mais Té m'attend…

Té est là, sur la terrasse. Inutile de lui tenir un long discours. Elle sait que c'est elle que je viens voir. Le pourboire que je lui ai laissé la première fois n'aura pas été un vain investissement. Té n'est pas une ingrate…
Retour à l'hôtel sous les dernières gouttes de pluie. Instants de bien être.
Vi, si seulement ce soir tu pouvais redevenir la gentille yin de mon premier voyage…


Mercredi

Ce matin je me suis réveillé seul. Vi est partie en pleine nuit. La soirée avait pourtant bien débuté avec le dîner au bord de la piscine de l'hôtel et une partie de galipettes qui m'a permis de la voir sous son meilleur angle… La levrette ! Par la suite, cela c'est un peu gâté…
- You don't want take care me !…
Dans l'interprétation pattayenne , toute particulière du langage shakespearien, " take care " ne doit pas se traduire par " prendre soin " mais par " sponsoriser ". J'ai l'impression d'être dans une partie de poker où je suis prêt à payer pour voir son jeu alors qu'elle voudrais que je joue le tapis… Dialogue de sourds aggravé par la barrière de la langue.

18H30 au 131.

Lolo s'échine à essayer de faire comprendre à Mos qu'un gin tonic, composé d'un tonic à 60 bahts et d'un gin à 80 se facture, non pas 60 mais 140 bahts. Je me dévouerais bien pour lui donner des cours de maths à la petite mais, peut-être faudrait-il tout reprendre à la base et avec des exemples qu'elle comprenne.
- Ma couille droite plus ma couille gauche égal ?…
- 1000 bahts si je suce ?!…

Un autre soir peut-être… Visiblement ses grandes facultés intellectuelles sont altérées par les séquelles d'une longue nuit disco à l'Insomnia . J'abandonne Laurent à ses soucis patronaux et je retourne à mon KG de campagne…

Un seul sujet alimente les conversations dans WS. Demain, les bars ouvrent à 16 heures en l'honneur d'un grand nombre d'amerloques attendu à Pattaya. Mauvaise nouvelle pour le chasseur de putes solitaire !… Ces dames salivent déjà à l'idée de se faire plusieurs ST à 2000 baths dans la soirée. On a dû oublier de leur dire que le billet vert n'était plus au top de sa forme. Les ricains ont créé Pattaya il y a 40 ans. Le mythe du GI n'est pas mort…

Ta est seule. Ça tombe bien, c'est elle qui était dans mes projets ce soir. Dîner au bout de WS puis, retour à son bar. Apple vient d'embaucher et rapplique se faire payer un verre. Ceci a le don d'irriter Ta qui craint peut-être que je reparte avec sa copine à moins qu'elle n'espère se taper l'avant-garde du corps des GI ?… Toujours est-il que, maintenant, elle semble rechigner à me suivre. Avec un grand sourire, j'appelle Siam et je lui fais comprendre que, ce n'est pas parce qu'elle tient un bordel qu'il faut que ça le soit entre ses filles.

Là, elle leur en passe une, dans le langage si poétique que peut être le thaï, dans la bouche de la fille d'un buffle et d'une grenouille, derrière ses lunettes à double foyers. Apple file sans mot dire squatter un autre tabouret à l'autre bout du bar et Ta redevient aussi affectueuse que maman Bambi avec son faon. Lors des tournées dans les bars, il convient de ne pas oublier, de temps à autres, le petit drink à la Mamasan, histoire d'entretenir l'amitié…

Sur le chemin de l'hôtel, stop over à l'Angel Witch. Ta découvre l'endroit alors que j'en apprécie toujours autant le spectacle. Basse saison ou pas, le gogo qui mériterait plus l'appellation de " cabaret " est bien garni. Certains numéros ont changé depuis mars, d'autres sont toujours au programme. La " 42 " me fait du graille. J'ai abusé du Jack Daniel. Cette petite mérite une petite douche de balles de ping-pong…

1 Heure du mat. Retour au Mercure.

Boum boum avorté sur une tentative de sodomie mal à propos. Mauvaise interprétation d'une prédisposition à la réception digitale. Il va falloir que je relise les carnets de voyage "Sur la route de Pattaya "…
Pas grave ! Je suis crevé, a little drunk… Dodo !…


Jeudi 12

Lorsque je me réveille, Ta est déjà douchée et habillée, prête à lever l'ancre. J'attrape mon portefeuille mais, on donne combien pour un LT avec un demi boum boum ?… Dehors éclate un orage matinal. Ta regarde par la fenêtre la pluie diluvienne qui va gâcher sa mise en plis.
- Do you want boum boum now ?…
Un peu que je veux mon n'veu !… C'est quoi le numéro de la station météo de Puttaya ?…

16 heures.
Le personnel du Mercure a une interprétation assez spéciale du " don't disturb ". En thaï cela doit se traduire par : " merci de frapper avant d'entrer car vous avez de fortes chances de me trouver en pleine activité sexuelle… ". De fait, entre la femme de chambre, le laundry ou le service mini bar, je n'ai pas encore réussi a faire une sieste digne de ce nom depuis mon arrivée. Je me rends sur WS pour évaluer les effets du débarquement amerloque sur Puttaya Beach.

Les bars ont en effet ouvert plus tôt et on croise quelques body buildés qui ont bien la tête à être des boys de l'oncle Sam. Mais bon ! On n'est pas dans un remake du " Jour le plus long " et, apparemment, ça ne tire pas dans tous les coins. Bon nombre de filles ont embauché de bonne heure pour rien. Au Game, elles sont assises sur leurs tabourets et forment deux jolis rangs d'oignons. Pas l'ombre d'un marine à l'horizon. Le staff est au complet. L'ouverture des halles, c'est la meilleure heure pour faire son marché…

Depuis quelques jours que je fréquente l'endroit, j'ai remarqué une superbe yin du nom de Nut. Aujourd'hui elle est justement assise à coté d'Apple. Je vais donc voir celle que j'ai rebaptisé " la pink lady " dans une manœuvre d'approche à rendre jaloux le général Patton lui-même. Ta, dans l'autre rangée d' oignons, joue à la femme délaissée. Elle est quand même extraordinaire cette yin. Hier, au moment de payer son BF, j'ai eu l'occasion de voir son carnet de tir du mois. Il n'y a pas un jour où elle ne se soit faite embarquée et voilà qu'elle se prend pour une épouse victime d'un mari volage. Certes, à 9 heures ce matin, je lui labourais sauvagement la chatte, comme elle aime. Mais nous sommes à Puttaya, pas dans " Plus belle la vie "…

Je suis du reste un peu étonné de la voir au mastic en cette fin d'après-midi car, ce matin, l'état rougeoyant du préservatif usagé ne laissait aucun doute sur un début de menstruation. Bah ! Peut-être qu'en la matière, les règles ne sont pas les mêmes ici… Et puis ce n'est pas la vue d'un peu de sang qui va effrayer un Rambo, en proie depuis de longues semaines avec de farouches talibans… Je laisse Ta à ses problèmes psychologiques et organiques et j'embarque Nut pour un ST que j'espère, à ce moment là, transformer en VLT car la fille est vraiment superbe.

Anglais presque trop bon pour moi. Apéritif sur le balcon surplombant la piscine du Mercure. Les mouches seraient-elles en train de changer d'âne ?… Elle se douche. Je me douche et me rase même par galanterie. Direction le lit ! C'est le moment de voir si le ramage vaut le plumage…
- I don't kiss !.. I don't like Blow job !… You didn't tell me you wanted boum boum… I thought that you have just wanted to talk with me…
Bien évidemment, à cet instant, la " star " est en train de faire monter les enchères. Comme me l'a dit Lolo quelques jours plus tard, j'aurais dû lui demander une facture détaillée. Tant pour une gamelle, tant pour une pipe… Et je n'avais plus qu'à me faire rembourser les taxes en reprenant l'avion à Suvarnabhumi… Ce qu'elle ignore c'est qu'elle est tombé sur le seul type à Pattaya qui n'a pas (toujours) le cerveau entre les deux couilles.
- No problem baby ! No sex no money ! You can go out ! I was delighted to met you…
Dring ! La sécu !
- YES THIS LADY CAN LEAVE THE HOTEL !!! She can go to see the devil if she want !

Tout ceci m'a donné faim et j'ai horreur de dîner seul.

20 heures 30
L'Angel Witch vient d'ouvrir. La " 42 " se trémousse sur l'estrade. Je dégaine le BF plus vite que Lucky Lucke. Je l'ai laissée choisir le resto. Je n'aurais pas dû. Le poisson n'est pas frais. La show girl mange le nez dans son assiette. Sûr que, si à ce moment là je me transforme en Shrek, elle ne s'en rend pas compte. Je ne sais si c'est cette absence, ce désintéressement mais finalement je ne la trouve plus à mon goût.
J'en rigole tout seul… La " 42 " lève le nez de son plat thaïlandais.
- What ?…
- Nothing, nothing !…
- What do you want to do now ?…
- Me ? Nothing more ! I have just wanted to have dinner with you…
Moi aussi je sais le faire. Je suis en train d'inventer le tourisme sexuel à jouissance cérébrale. (ne vous fatiguez pas à la mettre dans les florilèges, je vais le faire moi-même…) Elles vont finir par monter un club des " Virées par Ramon"…
Et si j'étais entrain de me faire une bonne indigestion de Puttaya pour ne plus à avoir à y revenir ?…

22 heures. Au 131, je rencontre le fort sympathique Alain. Les récits du non moins sympa Gérard me redonnent le sourire. Je descends trois whisky qui, ici, sont bien tassés. Alain m'entraîne au Bamboo mais, ne m'en veux pas camarade, je ne suis pas venu à Puttaya pour draguer sur du Village People. Je suis venu à Puttaya pour qu'on me saute au coup et qu'on me pique les bahts que je n'emporterais pas au paradis…

J'ai repris ma quête solitaire et je suis aller me faire vider les couilles qui en avaient bien besoin, par un petit boudin dans un bar montant de la soi Post Office, je crois…

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