Le Voyageur est de retour !!! (suite 8)
11 Novembre - 03 décembre 2007
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JOUR 16 - jours tranquilles à Naklua sous Pataille…
Je me réveille écroulé en travers du lit, décalqué !!! Ce doit être la première fois où le téléphone n'y est pour rien.
N. est blottie en cuiller et en sandwich entre Ao et moi, il doit être plus ou moins 8h00 du matin, on a dormi quelques heures. Je suis naze, fatigué, je sens qu'il faut que je me repose un peu. Je me lève et je la bouscule, elle ne se réveille pas comme d'habitude… Mais elle ouvre un œil en grognant :
- Tilac where you go ?
Elle se redresse d'un bond :
- you come back tonight, you come my bar ha?
C'est à ce moment précis que je sais que je dois dire non, ne pas me laisser envahir par cette fille et les pulsions qu'elle déclenche. Alors courageusement, je réponds :
- I work today Darling, I'll call you, OK?
- OK, me répond-t'elle avec ses dents blanches et son éternel sourire !
Un gros bisou et me voilà dehors, je ne me suis pas douché, l'eau est trop froide pour moi, j'ai fait semblant en étant dans la salle de bain… Je lui tends 1000 bahts, qu'elle refuse comme la veille :
- told you you're my Tilac, not my buiseness - anyway I'm to expensive for you!
Je souris et l'embrasse avec beaucoup de tendresse, je n'ai pas à me forcer, elle me vient naturellement avec cette fille.
J'enfourche la moto, Ao ne s'est même pas réveillée. Je pense aux cochonneries que ces deux là vont se faire en mon absence pour le petit déj et j'ai la trique !
Il est 8h30 Pattaya se réveille lentement, les rues sont encore assez désertes, je traverse la ville très rapidement pour retourner à l'hôtel Cosy Beach. 15/20 minutes, il n'est même pas 9h00 quand je débarque dans le grand hall de marbre blanc de mon hôtel.
C'est la première fois depuis longtemps que je me lève tôt, je décide d'en profiter pour utiliser un de mes coupons petit déjeuner, ça doit être la troisième fois seulement depuis le début du séjour que je prends mon petit déjeuner à l'hôtel. Je tends mon coupon à la réceptionniste en tenue traditionnelle thaïlandaise, elle m'ouvre l'imposante porte en bois massif qui donne sur la gigantesque salle de restaurant. Cette salle peut probablement, contenir plusieurs centaines de personnes. Bienvenue à Moscou et Saint Petersbourg, tu prends un billet pour Bangkok et tu fais 2 voyages en un… Il n'y a que des couples ou des familles russes, pas un seul ou un seule thaïlandais, même accompagné.
Je suis pris en charge par une très jolie serveuse thaïlandaise toujours en tenue traditionnelle, à l'hôtel c'est Loy Krathong tous les jours. Elle m'indique une table et s'étonne de me voir déjeuner seul, je lui propose de me tenir compagnie, elle rigole…
Le buffet de petit déjeuner est classique mais haut de gamme. On y trouve de tout, de la soupe de riz thaïlandais, des salades variées, 7 ou 8 sortes de pains différents, des croissants et des pâtisseries diverses, des fruits frais, des jus de fruits, des plats chauds comme du bacon frit ou des pommes de terre sautées… rien ne manque, sauf un café digne de ce nom… on peut en trouver, cela existe à Pattaya, donc c'est juste que cet hôtel ne s'en donne pas les moyens. Mais le top du top c'est le service de cuisson des œufs à la demande (au plat, brouillés, en omelette, avec du jambon, du fromage des petits légumes... J'adore, j'en use et j'en abuse. Je sors du restau avec les dents du fond qui baignent, j'ai trop mangé, j'en ai bien profité de leur saloperie de buffet à touristes, mais là je suis au bord de l'explosion.
Je monte dans ma chambre où le lit n'est même pas défait - forcément je n'y ai pas dormi - et je m'écroule dans les draps moelleux pour une petite sieste. Y a pas à dire parfois le confort à l'occidental, ça a du bon.
Je suis réveillé par le téléphone de la chambre, putain même ici… C'est le room service :
- Do you want I clean room sir?
Comprendre en bon français :
- dis donc ducon, il est 2h de l'après midi, faudra voir à me laisser travailler ou alors tu vas le passer tout seul ton aspirateur de merde et après tu te débrouilleras pour faire ton lit comme un grand et nettoyer tes chiottes.
Je dis :
- OK, give me 10 minutes, I leave in 10 minutes.
Je fonce sous la douche, un coup de shampoing et je sors de la piaule, je laisse 20 bahts de pourboire en signe d'excuse à la femme de ménage, qui me gratifie d'un waï et d'un sourire...
Il est 2 heures donc, une nouvelle journée à Pattaya commence, il faut juste que j'évite la région de Soi 8. Je suis toujours supposé travailler à Bangkok aujourd'hui.
Aujourd'hui c'est shopping time, le temps passe mais plus que 4 jours avant mon retour à la maison, j'évite d'y penser sinon je déprime. Mais ne pas y penser ne signifie pas que je dois passer sur ma ou mes séances de shopping. J'ai fait une liste de mes besoins et j'ai un budget aussi. Pas question de le dépasser et je sais qu'il me faudra être à la fois malin et persuasif pour réussir à boucler (je ferai, à la fin de ce compte rendu un bilan financier très détaillé pour ceux que cela pourrait intéresser).
Je pars donc vers l'indispensable IT Center pour acheter des jeux vidéo, ça me sera utile après mon retour en France, autant me défouler sur quelque chose de virtuel pour passer mon stress post pattayesque. Je m'offre un chouette café au coffee world, hors de prix (65 bahts pour un café, c'est pas sérieux !!!). J'achète les jeux DVD de Résident Evil 4, Need for speed underground 2, FIFA 2007 et deux jeux de rôles Final Fantasy 12 et Dragon Quest 8: le tout pour 500B (100B le DVD mais 6 pour 500B c'est le tarif, pas encore réussi à trouver de meilleurs prix pour les jeux vidéo en Thaïlande, mais je suis sûr que c'est possible car au Maroc je les paye 1 euro chaque…la moitié ou presque pour la même qualité.)
Les fringues à présent, je voudrais des jeans pas cher, je connais quelques coins : le marché du vendredi à l'angle de Soi Buakhaow et de Pattaya South Road, le grand marché de nuit sur Sukhumvit / Theprasit mais nous ne sommes ni vendredi, ni la nuit... Je me rabats sur Made in Thaïland night market, qui au contraire de ce que son nom indique est ouvert toute la journée.
Il fait chaud comme dans un four là dedans. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un marché couvert, situé sur Second Road, pas très loin de Soi 8. On y trouve de tout mais surtout des imitations de produits de marque plus ou moins bien contrefaits. Des souvenirs, de l'artisanat, des tailleurs indiens, bref le Made in Thaïland complex est un joyeux capharnaüm ou le pire côtoie le moins bon puis le moins mauvais, rarement le meilleur… en revanche les prix y sont proprement imbattables. Jugez plutôt : après quelques dizaines de minutes de recherche, je m'arrête sur un model de pantalon noir coupe jean habillé, toile légère (modèle Celio Fashion). Comme partout dans cet endroit le pantalon peut s'obtenir en plusieurs marques. Les modes changent, les marques sur le marché en ce moment sont Boss, Armani et Cerruti. Je prends 2 pantalons, les mêmes mais en marque thaïlandaise, pour éviter les problèmes à la douane. 500B les deux. Je rajoute une chemise noire gaufrée nid d'abeille, une Camel Trophy blanche, une veste en jean sympa bleue. Et je m'en sors pour 1000B ourlets fait maison et sur le champ compris…
Imbattables, mais ce sont des copies... Bon avec la marque " Superstar " ou " Megamode ", pas beaucoup de risque quand même. Moi je me fous de porter des marques, mais la plupart des gens que je croise dans ce genre d'endroit achètent Hugo Boss ou Emporio Armani.
Jay me téléphone, il vient d'arriver à l'italien pour un déjeuner tardif et veut savoir si je souhaite me joindre à lui. Bah, pour quoi pas une petite salade avec mon pote dans notre restau préféré…
Je le retrouve attablé en terrasse, nous commandons de concert une salade du chef, Le patron du restau n'est pas super en forme. Ce qui est très dommage car l'anniversaire de Sa Majesté le Roi approche et il doit combattre en boxe thaïlandaise à Bangkok pour le tournoi qui sera donné en cette occasion.
Pas facile pour un farang de 33 ans d'être sélectionné pour ce tournoi, pas facile non plus d'être à la fois patron de restau et boxeur pro…
La salade est au top comme toujours… Jay me raconte sa nuit avec sa baby girl de 18 ans… très douce, très attentionnée pas très pro, comme on pouvait le craindre, car peu d'expérience, mais (toujours selon Jay) déjà abîmée par les ravages de la vie à Pattaya. Il s'est éclaté quand même et ne regrette rien. Par-dessus tout, la fille a été super réglo, c'est ce qui m'angoissait le plus pour mon pote.
Nous payons la note et décidons de la suite à donner à notre journée. Je tiens vraiment à trouver un endroit correct pour me faire tailler… un costume !!!! Bande de pervers que vous êtes…
Le concept intéresse Jay, qui lui n'en porte jamais (de costume)... Nous décidons de partir tenter notre chance chez les tailleurs indiens de Naklua (un de nos potes nous en a dit le plus grand bien). Je soupçonne Jay d'avoir une autre idée derrière la tête. Naklua est l'un des derniers endroits où nous n'avons payé de bar à personne. Nous sommes encore relativement inconnu là haut et je pense qu'inconsciemment (ou au contraire de manière totalement calculée), nous souhaitons joindre l'utile à l'agréable.
Le premier tailleur chez qui nous entrons est un grand magasin avec une large vitrine donnant sur Naklhua, le magasin a " l'air " sérieux. Des centaines de coupons de tissu sont exposés. Bref ça en jette.
Un couple d'indien nous accueille et nous guide à travers les centaines d'échantillons de tissus et les divers coupons disponibles, le choix est vaste, les prix sont à l'avenant. 5000 à 10000 B en moyenne pour un costard. C'est cher pour la Thaïlande, pas trop cher pour un costard de bonne qualité sur mesures. En tous cas, c'est en dehors de mes modestes moyens. Comprenez moi : 10000 B c'est 10 nuits Long Time avec une bombe !!!! Il faut savoir où on place ses priorités, un costard ça s'use, ça se démode… Les souvenirs des nuits passées à Pattaya avec de jolies filles qui tentent de m'aspirer le cerveau par le trou de la bite ne risquent pas de s'user ou de se démoder eux...
Je décline donc les propositions du couple indien, qui me toise comme si je n'étais qu'un pauvre routard fauché, ce que je suis d'ailleurs, mais je cache bien mon jeu d'habitude…
Pour nous remettre de nos émotions nous décidons d'aller boire un verre dans un des petits bars tout proche de Naklua, c'est le tout début de soirée, les filles commencent à peine à arriver. Nous attrapons 2 mignonnes dans le premier bar, nous leur offrons un verre. Elles ont l'air décidé à s'accrocher et à ne pas laisser passer l'occasion de s'envoyer des beaux gosses comme nous. A elles deux réunies, elles ont à peu près le QI d'une huître tiède, mais chacune le Q d'une déesse de film porno. Malgré cela, on sait déjà que ça ne collera pas, Jay n'est pas motivé et Noi me trotte dans la tête, de toutes façons quand je pense à Noi je bande... (d'ailleurs en tapant ces lignes…). On enfile notre Tiger en rigolant, les filles déploient des tonnes de séduction et de tripotage de bites et couilles pour nous garder, mais rien n'y fait… pas de deuxième verre… On se revoit bientôt ? Jay va même jusqu'à laisser son numéro de téléphone à la sienne, au cas où il changerait d'avis. Va savoir, on est à Pattaya !
On décide de redescendre voir les costumes et les tailleurs indiens au Made in Thaïland, il y en a plein. Le premier a une tête d'escroc, il me propose un chouette tissu noir qui ferait un joli costard, 3500 bahts tout compris, je décline poliment et je vais voir plus loin. Une indienne m'accueille dans la boutique suivante, elle est super sympa et a l'air assez pro. Le contact se fait, comme pour les filles, dans ce genre de truc, tout passe par le contact… on rigole ensemble, ainsi qu'avec un couple de suisse venu dans le même but, quelques jours avant nous, cela me permet de voir le produit fini et là, honnêtement, je suis impressionné… Superbe travail pour le costume de Monsieur, finition impeccable pour le tailleur de Madame. Les 2 petits suisses sont sympas, on passe une bonne heure à déconner en anglais avec eux. Elle est d'origine Kenyanne et le petit suisse ne doit pas s'ennuyer car elle est magnifique, resplendissante… J'en oublierais presque Noi pour quelques minutes et j'ai une Baby érection en discutant avec elle. Il faut que je pense à noter le Kenya sur ma fiche " prochaine destination ".
Je signe pour deux costards : un Lamé gris pur soie et un noir en soie et cashmere. 7000 bahts pour les 2 avec 3 chemises, 2 cravates et 2 ceintures (je m'en fous des cravates, j'en porte jamais). En revanche je deale les finitions de marque (Intérieur doublure et boutons Armani pour le costard noir et Hugo Boss pour le lamé). J'ai l'impression d'avoir fait une bonne affaire, on verra à la livraison. Mais d'après le boulot réalisé sur le costard du suisse je ne suis pas inquiet.
Rendez-vous est pris pour le lendemain soir pour le premier essayage (il y en a 2 de prévu au total + les éventuelles retouches par la suite). Quand je sors du magasin, délesté d'un acompte de 3000B, je suis presque content, ces gens ont réussi à me donner confiance, ce qui n'était pas forcement gagné d'avance.
N. me manque, je suis un con, je le sais mais il n'y a rien que je puisse faire pour changer ça !
Je ferme ma gueule et je serre les dents il est trop tôt pour débarquer Soi 8.
Il fait nuit noire on est resté super longtemps dans la boutique des indiens, 2 heures presque à discuter chiffons en anglais. On a passé un super moment. Dan nous y a rejoint il y à 30 minutes, Jay est nase il voudrait faire une sieste.
Dan propose selon ses propres termes et dans son langage châtié unique : " D'aller se faire tripoter la bite Soi 6 ".
Jay décline, il va se reposer 1 heure ou deux, je décide d'accompagner Dan, c'est son dernier soir, sa bonne femme va rentrer de Bangkok. Et je me dis qu'il me faut un électrochoc pour me sortir (au moins un tout petit peu) Noi de la tête. Ce n'est pas bon d'être monomaniaque accro à une fille de bar à Pattaya.
On se gare tout au début de la soi, le long de Second Road. Et nous commençons la balade que tous les habitués connaissent bien :
Descendre/remonter/descendre/remonter la soi jusqu'au moment où les repérages sont finis et les décisions prises. C'est un peu comme au marché, on choisit son poisson sur l'étalage à l'œil, puis on va le renifler pour sentir l'odeur avant de l'acheter. A la première descente du soi, plusieurs " eye contacts " sont pris, il est tôt dans la soirée, les petites sont encore dispos pour disputer un match olympique de saut de matelas. Après plusieurs rencontres, je flashe sur une fille pas comme les autres et je n'ai absolument aucun souvenir de son putain de prénom que j'ai oublié de noter. Elle est blonde, cheveux très frisés aux yeux gris. Cela est suffisamment étrange Soi 6 pour attirer l'attention, elle est assise, en seconde ligne derrière une première rangée de filles manifestement plus jeune. Je propose à Dan d'aller l'essayer (boire un verre quoi). C'est Soi 6. Je lui fais signe elle nous suit à l'intérieur du bar. Dans la pénombre du bar la fille est jolie, elle se jette sur moi et commence à faire connaissance : Soi 6 Style !!! La main directe sur la braguette pour un petit massage de bite. C'est une pro, elle arrive à me faire bander en quelques minutes, elle a des gros seins qu'elle me colle sous le nez. Elle est vraiment gaulée bizarrement, pas comme une thaïlandaise. Je lui offre un verre. Dan est rejoint par une fille jeune et jolie, dans les 25 ans, elle ne lui plait pas, elle repart et est aussitôt remplacée par une autre puis une autre, jusqu'au moment où Dan lui demande de s'asseoir…
La mienne parle bien l'anglais, on discute, elle est assez intelligente et possède un certain sens de l'humour. Elle me propose évidemment de monter pour continuer son massage. Je lui propose 500 bahts pour le short time. Elle me demande :
- You want Boom Boom ?
Je réponds en anglais :
- No I just want to play tennis, elle éclate de rire,
- 500 OK, me dit'elle. +250B pour la piaule.
Dan se laisse tenter aussi, plus prudent que moi il s'est fait confirmé qu'il pourrait pratiquer la sodomie… Dan aime pèter des culs…il n'a pas à négocier les prix, je viens de le faire pour lui… 500+250 sodomie et éjac dans la bouche incluse
J'arrive dans la chambre avec la fille, elle me pousse sur le lit et arrache mes fringues, même dans l'escalier en montant elle n'a pas lâché ma queue, comme si elle allait se barrer toute seule. Elle me déshabille entièrement toujours sans lâcher ma bite. Elle se dessape aussi, une fois à poil, elle est carrément moins jolie… les fringues ça habille parfois... Elle est un peu grosse pour moi, je les aime très minces, voir maigres. Attention, elle reste toutefois moins grosse que 99% des filles occidentales de plus de 25 ans que je connais... Il faut toujours relativiser. Ici on dirait qu'elle a des formes… bref elle me tire par la queue pour m'emmener sous la douche, c'est elle qui me savonne, croyez moi si je vous dis que je suis propre en sortant de la douche. En revanche elle ne me laisse pas matter pendant qu'elle se douche, je ressors de là tout seul et je l'attends sur le pieu d'une chambre un peu glauque, sans plus. J'en ai vue des pires.
J'en profite pour débander un peu… ça fait bien 45 minutes que j'ai la gaule, là c'est fini, l'attente a tuée tout ce qui était encore un peu dur... Ben il faudra qu'elle mérite son salaire comme ça…
La fille arrive enfin dans la piaule, elle est quand même assez moche vu comme ça, en pleine lumière, sans les bijoux, le maquillage et les fringues, presque dans le style du délire de mes potes Al et Rico, si vous voyez ce que je veux dire… Moralité, la pénombre des bars à pipes c'est dangereux et comme dirait mon pote Forest, c'est comme une boîte de chocolat, tu sais jamais sur quoi tu va tomber.
Bon elle est drôle, ça rattrape un peu, elle sort un jeu de carte et me dis : pour 500 c'est tout ce que tu as droit… jouer aux cartes... Elle commence à taper une réussite en posant les cartes sur mon bide, je suis mort de rire… Accessoirement, elle me branle gentiment en même temps, au moment ou kiki se redresse elle se le colle au fond de la gorge, c'est une pro, pas d'histoire… elle connaît son job… kiki en est tout frétillant… Elle attrape une capote qui traînait comme par hasard sous l'oreiller et me l'enfile d'une seule main. Puis elle s'empale sur moi (pas de préliminaires de son côté, elle est là pour faire du blé par pour prendre son pied). Bon rythme des hanches, mais tout ça manque un peu de poésie… et bien sûr au moment crucial BING !!! Je pense à N… et je me trouve con de baiser une moche dans un bordel de Soi 6 en payant, alors que je pourrais m'envoyer en l'air avec ma princesse pour pas un rond… Putain nous autres queutards avons parfois des problèmes existentiels insurmontables. Je débande aussi sec… La pauvre yin qui à quand même l'amour du travail bien fait, me termine en me suçant comme un pro qu'elle est… Je finis pas l'asperger de foutre, je lui en colle partout, sur la poitrine dans les cheveux, elle est furax, je rigole... Ben t'avais qu'à avaler chérie… Elle se marre aussi… On repart pour une session de douche, puis je redescends l'escalier glauque pour me retrouver dans le bar, à attendre Dan qui tire son coup aussi avec sa petite jeune. S'il est sous viagra le pépère, je peux attendre longtemps...
Papy Dan finit par redescendre, 10-15 minutes après moi, il a l'air content sans plus, c'est le problème de Soi 6, tu ressors rarement très déçu, mais jamais vraiment très content non plus. C'est plus un jeu qu'une éclate totale. Cela fait partie du folklore et des occupations de fin d'après-midi d'aller se faire un short sur la Soi 6. Avec le recul, les parties de jambes en l'air au Jade ou au Welkom sont autrement plus sympas, même si elles coûtent en moyenne 250B de plus. Reste le fun du côté étalage de crabes au rayon poissonnerie de Soi 6 qui est unique et irremplaçable.
Quand Dan arrive, je suis en train de jouer la tournée aux cartes avec la fille aux yeux gris, je gagne, elle paye la tournée (160B). Je laisse 200B de pourboire pour compenser… Elle est contente et me roule une grosse pelle dans le bar :
- you come back soon OK, Tilac ???…
C'est ça… !!! Compte là dessus… !!! Ce n'est pas une règle établie mais je ne suis jamais monté deux fois avec la même fille Soi 6. Si en plus elle n'est pas terrible comme celle là, cela ne risque pas d'arriver tout de suite.
On enfourche les motos et on rejoint le reste de la bande au restau italien. Max a cuisiné spécialement les lasagnes ce soir pour un anniversaire, par téléphone Jay a fait mettre 4 parts de côté pour nous. Le restau est réservé pour l'anniversaire d'un rital, mais les tables en terrasse restaient à dispo de la clientèle régulière. Jay, qui vient de finir sa sieste et les autres ont retenu une table, on s'y tasse à 6. Les lasagnes de Max sont une légende à Pattaya. Sincèrement, vous n'avez jamais mangé de lasagnes tant que vous n'avez pas goûté celles là !!! 200 bahts tout de même, c'est bon mais c'est cher par rapport au kao pad tai à 35 bahts... Plus deux sodas et une part de ce magnifique tiramisu façon Max et c'est une addition qui frise les 350/400 bahts. Un repas du dimanche en quelque sorte…
Cela fait longtemps que je n'ai pas parlé de tunes dans ce post, j'y reviendrai à la fin du séjour pour un bilan financier de mon voyage. Mais je suis et je resterai attaché et fidèle à mes principes de base. Se marrer et ne pas claquer trop de tunes quand on en a pas (ou pas assez) à Pattaya reste possible. Pour ceux qui auraient encore des doutes relire le post depuis le début. Seulement voilà, les repas à 400B doivent rester assez exceptionnel pour ne pas pénaliser le reste et déséquilibrer le budget. Cela dit putain, qu'il est bon son tiramisu à Max... !!!!
Le festin de roi achevé, tout le monde est repu, voire sur le point d'exploser… On décide de se poser au bar d'à côté pour un petit digestif et une partie de billard pour les volontaires.
Il est plus de minuit déjà, bientôt l'heure d'aller rejoindre Noi et l'extirper de son bar. Je me sens un peu con. J'espère juste que personne ne m'a repéré Soi 6 pour aller baver auprès de Noi, C'est la paranoïa du mec qui se sent coupable de quelque chose… pas bon ça !!! Il n'y a rien que je puisse faire, c'est plus fort que moi.
Je commande un Jack on ice, 100B et je pars jouer au billard avec une des mignonnes de service. Elle joue très bien et elle me bat rapidement il faut croire que je n'ai pas la tête à ça…
Bon pour lutter contre ce début de déprime je commence à discuter avec un couple franco-thaïlandais attablé à côté du billard sur lequel je viens de disputer cette partie qui ne restera pas dans les annales du sport. Ils sont tous les deux très sympas, la petite thaïlandaise aux cheveux courts, visiblement la compagne du français, parle un anglais sans faute et presque sans accent. Rare !!! On fait connaissance et on se raconte des bribes de vie, comme souvent dans ces cas là... Nous en venons à parler de leur rencontre pour la moins originale. On va l'appeler Fred et elle Pom. Fred travaille à Paris dans une petit société de câblage informatique, il décide de monter sa boîte de câblage, avec un tournevis et 2000 euros, il se lance et décroche un contrat avec un grande banque pour recâbler l'intégralité du système informatique des bureaux d'une tour de la défense… Jackpot, 1 an de boulot à 15/20h00 de taf par jour et Fred revend sa boîte pour quelques centaines de milliers d'euros. Son " petit pécule " sous le bras il se rend pour la première fois à Pattaya, il a 38 ans et se pose pour une retraite bien méritée. Il passe les 2-3 premiers mois à niquer à couilles rabattues, des jolies, des moches, des bons coups, des mauvais, des starfishs et des folles du cul, des tapins et des freeshots… Bref, la vie d'un expat fraîchement débarqué à Pattaya en somme…
Puis un jour, Fred se rend au cinéma de Big C et achète un billet, il est frappé par un coup de foudre instantané avec la vendeuse de billets… Une ravissante brunette aux cheveux cours, très jolie, pratiquant un anglais impeccable. Fred attend la fille devant la caisse du cinéma en sortant de son film… Ils ne se sont plus quittés depuis…
Fred pose des règles strictes dès le début : je ne suis pas ta tirelire... ni celle de tes parents !!!! Pom est accro, pour de vrai… elle accepte toutes les conditions…
Fred lui verse 6000B par mois, soit 1500 de plus que lorsqu'elle travaillait au cinéma, rien à la famille. Bien sûr il règle les factures de vie quotidienne.
Ils sont inséparables et sont maintenant mariés depuis 3 ans... Et ça roucoule... !!!
Plus je les vois nager dans leur récent bonheur et plus je pense que moi aussi j'ai bien envie de ça… Mais peut-on transformer un queutard impénitent en mari dévoué ? C'est une bonne question à laquelle je vous demande de réfléchir pour notre prochain grand débat...
En tous cas, ils m'ont donné envie d'aller me poser avec mon coup de cœur du moment, la douce (douce ?) Noi
J'abandonne la bande en plein cœur de la discussion et je me dirige vers la Soi 8. Passer du calme (même tout relatif) d'une petite soi perdue dans le coin de l'Xzyte au bruit furieux et tapageur de la Soi 8, ça crée un choc même au plus aguerri des explorateurs de Beer Bar. Noi est au bar, sirotant sa 42ème Heineken de la soirée, entourée d'une douzaine de mecs, anglais pour la plupart... Noi ne joue plus. Quand elle m'aperçoit, elle les plante tous pour me rouler une grosse pelle pleine de tendresse devant tout le monde et les anglais qui y vont de leurs sifflements et de leurs quolibets... Je suis super content et je les emmerde... Noi reste pro tout de même elle veut finir sa soirée avec tous ces mecs qui lui ont payé des verres. Montrer qu'elle n'est pas une ingrate et ne pas perdre son fond de commerce. Je souris et commande un coca light au bar, je me sens bien et je pense que la surprise de la soirée va lui plaire. Ao est là, on discute gentiment comme si notre partouze de la veille n'était qu'un fantasme de gosse, la seule référence qu'elle s'autorise à notre fantasque soirée de la vieille c'est de dire :
- I'im tired now, I go to bed too late yesterday
et elle me lance un petit clin d'œil rieur pour appuyer son affirmation.
N. s'occupe de ses clients environ une heure puis me fait un petit signe comme pour dire : OK, maintenant on va baiser… Moi je n'attends que ça, pas la peine d'en rajouter. Il est plus de 2h du mat mais la Soi 8 est pleine à craquer, tous les bars sont encore ouverts et la musique est toujours à fond. Noi grimpe à l'arrière de la moto, elle est habillée en vert comme d'habitude, une grande et ample tunique qui lui permet de bien mettre en évidence ses divers tatouages. Elle a des escarpins neufs aussi, imitation croco à petits talons… pas mal mais pas ceux que je préfère. Je sens cependant qu'elle a fait un chouette effort vestimentaire, s'est maquillée… je sais que c'est pour notre rencontre du soir et j'apprécie le geste.
Nous partons tous deux en moto à l'assaut de la colline en direction de Cosy Beach.
Arrivés à l'embranchement de la route, qui mène Jomtien, je manque d'écraser une jolie thaïlandaise qui traverse sans regarder, un mec à la main… c'est Nok… ! Ça ne s'invente pas, elle me regarde et fait semblant de ne pas me voir. Noi, elle l'a bien vue, mais ne moufte pas. Je fais semblant de ne pas avoir remarqué et je trace ma route.
Je m'arrête au 7eleven en face du Cosy (super pratique ça, il est situé à 15m de la réception). C'est le noddle stop du soir. Noi a pour habitude de manger une soupe de nouilles avant d'aller au lit. J'offre une tournée de soupe à 35B pièce, des cocas lights et de l'eau. Noi est curieuse, elle ne sait pas encore où je l'emmène. (pour ceux qui ne suivent pas, souvenez-vous que j'ai passé la nuit dernière chez elle dans sa chambre avec elle et sa copine).
Je gare la meule au parking des employés, au parking des visiteurs, il n'y a que des grosses bagnoles, pas de moto, normal les russes ne louent pas de moto… Ils viennent en car par centaines…
N. est de plus en plus intriguée, elle n'est jamais venue sur la colline en 14 ans de Pattaya, étrange, mais réaliste, les russes ne barfinent pas et le Cosy Beach fait payer 400B le joiner fee.
Nous traversons le hall de l'hôtel en nous tenant par la main sans être inquiétés par le staff. Noi ne dit rien mais apprécie, on arrive dans la piaule et là elle écarquille les yeux, la chambre aux grandes baies vitrées en coin, ça le fait bien, même la nuit à cette heure tardive.
La salle de bain immense en marbre blanc provoque son petit effet aussi, elle m'attrape par la main et nous voilà partis prendre un bain de minuit à 3h du matin. Elle vide une mini bouteille de bain moussant dans le fond de la baignoire et fait couler l'eau. Noi se déshabille et me déshabille aussi, on discute, on parle, on se raconte notre journée (moi bien sûr, je l'invente, j'étais supposément au boulot à Bangkok, gare à mes burnes si elle apprend que j'étais en train de me faire sucer Soi 6). On discute comme un vieux couple qui rentre du boulot, c'est assez marrant. Elle me raconte les anecdotes du bar, une des filles tellement bourrée qu'elle a gerbé sur un gars pendant qu'elle lui taillait une pipe… ce genre de choses. On parle comme si on se connaissait depuis super longtemps, en se prélassant dans le bain moussant et tiède (les thaïlandaises n'aiment pas l'eau trop chaude).
Elle continue de me parler pendant qu'elle m'astique la queue, pour un peu elle aurait presque parlé la bouche pleine la malpolie !!! Heureusement elle a été bien élevée et elle commence à se taire quand elle gobe ma queue jusqu'à la garde…
C'est le signal, mais à l'envers cette fois, le jeu est d'habitude que je commence par la faire jouir elle, là je me sens mal barré… Mais dans l'érotisme torride dégagé par la baignoire en marbre, l'heure tardive et le reste, elle n'a pas envie de son petit cuni traditionnel. Elle tente de s'empaler sur ma queue dans l'eau, je flippe, je la repousse, elle est vexée. Je tends la main, j'avais planqué les capotes sous la serviette de bain. J'en attrape une et l'enfile et l'attire vers moi, elle fait mine de résister du genre : mon pote après l'heure c'est plus l'heure…mais se laisse assez facilement convaincre au final. J'essaye de l'asseoir sur moi dans la baignoire, on s'emmêle les pinceaux, on fout de l'eau partout, on est mort de rire… Je tente de la prendre en levrette dans l'eau, le résultat est pire encore, on baise peu mais on rigole beaucoup, on atterrit sur le lit, tout mouillés, elle prend la direction des opérations… Elle relève ses jambes et croise ses pieds derrière sa tête, un vrai bout de chewing-gum elle aussi, comme beaucoup de thaïlandaises que je connais, c'est elle qui attrape popol et se l'enfonce dans la rondelle, je pousse, elle crie et elle griffe, mais visiblement, ce n'est pas de douleur… Popol ne résiste pas longtemps non plus à ce traitement, ça va trop fort, trop vite, je ne contrôle plus rien… J'explose…
On s'écroule sans parler, on s'endort...
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