Le Voyageur est de retour !!! (suite 9)
11 Novembre - 03 décembre 2007




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JOUR 17 et autres petites histoires de la pataille -

LE PUTAIN. DE TELEPHONE SONNE et me réveille, comme la veille, c'est encore le room service… :
- Do you want I clean the room sir,
C'est la seule phrase qu'elles ont apprise en anglais ou quoi… ? Les hôtels de luxe c'est sympa mais posent un certain nombre de contraintes, dont celle de devoir libérer la chambre pour les dames de service avant midi, sinon pas de nettoyage… Je les envoie chier gentiment :
- no thank you… !
Grand Blanc, grand silence à l'autre bout de la ligne
- OK, sir, thank you sir !!!

N. se réveille doucement, toujours avec le sourire…
- You go work na ?
Ben oui, je ne vais pas dire le contraire… Il faut que ma couverture tienne jusqu'au bout.
- You come back tonight?
- No darling, I don't think so... I have to work…

En réalité, mon boulot de la journée c'est : shopping, le retour du fils de la fièvre acheteuse, ce qui pourrait être presque avouable à Noi, si une arrière pensée beaucoup plus perverse ne m'habitait à ce moment précis…

Meetic… Je pense que 100% d'entre vous ont entendu parler de ce site de rencontre français qui a fait exploser les rencontres sur Internet. En faisant au passage l'immense fortune de son créateur… Thierry, tu as loupé le créneau là... Il y avait de quoi prendre une retraite bien méritée avant la trentaine...

Depuis quelques temps, je corresponds avec un lot de charmantes jeunes filles thaïlandaises sur Meetic… En anglais bien sûr… Cela permet de faire un pré-tri et de changer un peu des relations du type : " Je ne te donne pas de fleurs mais je te donne juste l'argent des fleurs et tu en fais ce que tu veux… " (Xavier Durringer - Lady Bar).

Attention les relations qui découlent de Meetic, en tous cas avec une thaïlandaise, sont autrement plus compliquées et ne reviennent pas forcément moins chères… Reste que cela offre de nouvelles perspectives sur la vie et la culture thaïlandaises, en dehors du milieu des filles de bar. Cela ouvre de nouveaux horizons.

Malins comme vous êtes vous aviez déjà tous compris : j'ai un rencard pour le début de soirée avec une Meetic Girl et je ne veux pas, au cas où tout se déroulerait selon mes plans, me sentir coupable de planter Noi Je préfère lui dire que je ne serai pas là ce soir et me pointer à l'improviste qu'à l'inverse, la planter et ainsi risquer ainsi de lui déplaire… Je sais je suis un mec compliqué... Je pourrais juste rester tranquille avec elle et ne pas aller voir ailleurs… Que voulez vous que je vous dise ? Les mammifères mâles sont génétiquement programmés pour se reproduire le plus possible avec le maximum de partenaires…(on appelle ça la théorie de Trivers ou " stratégies [r] et [K] ", on pourra faire un post la dessus un jour). Que les profs de Sciences Nat, qui ne sont pas d'accord avec ma théorie, me jettent le premier préservatif…

Une petite douche plus tard, je reconduis Noi à sa piaule de Naklua d'un coup de moto, on trace par Third Road et les 10 ou 12 kilomètres qui séparent la colline de Pattaya North sont vite avalés. Je la dépose à sa chambre, Ao est là, fidèle au poste et au rendez vous, immuable de la pause déjeuner à la tanière. Je donne de l'argent à Ao pour qu'elle puisse choisir ce qui lui fera plaisir pour le déjeuner, je lui tends 200B, elle est ravie de l'idée et se rue sur sa paire de tongs pourries pour aller faire les courses. Nos belles de nuit sont souvent moins pétillantes le jour, Ao est une bombe, une vraie, mais la journée, avant d'aller boulot c'est uniforme, jogging pourri, tee shit délavé et tongs, un look pas franchement reluisant. C'est l'envers du décor, mais ça me plait de vivre ça et de connaître ces filles autrement.

Je me retrouve seul avec Noi, dans sa chambre, je ne suis pas en manque, loin de là mais tout de suite l'idée me titille quand même, c'est qu'à force de tirer un coup le matin et plusieurs le soir, on prend des habitudes et là à cause des demoiselles du Room service qui mettent la pression, pas eu moyen d'avoir mon petit coup du matin. Je tente une approche discrète, l'air de rien… en gros je l'envoie valdinguer sur le lit en lui arrachant son éternel fuseau noir au passage, puis je vire la culotte aussi, qui n'est plus d'aucune utilité à ce moment précis. Elle hurle de rire, mais ne semble pas choquée outre mesure par mes débordements affectifs. Un petit cuni pour mettre la dame en forme et qui fonctionne toujours aussi bien sur Noi et je me sens près pour une bonne séance de saut de matelas type compétition. J'attrape mon petit sac qui ne me quitte jamais, à la recherche d'une capote pour pouvoir passer à l'action. Et c'est là que la catastrophe arrive, pas de capote dans le sac…

LE TRUC DE DINGUE, moi chaud comme la braise, la fille brûlante comme une plancha espagnole et pas de capote, rupture du stock…fini, terminé, nada. J'ai au moins deux ou trois boîtes neuves dans mon sac de voyage et là rien dans ma sacoche... N. tente une fois de plus de me convaincre de baiser sans capote, je résiste, pas question, j'ai encore à peu près toute ma tête. Elle boude. Cette fois elle ne fait pas semblant, elle fait la gueule…
- You afraid me because I work bar. I not sick. I carefull…

Et voilà les larmes… elle se met à pleurer sans bruit... les larmes dégoulinent, je comprends sa détresse mais il n'y a pas grand-chose que je puisse faire, bien sûr que j'ai peur parce qu'elle bosse dans un beer bar depuis 14 ans... Que dire d'autre ? Je la prends dans mes bras et je la laisse pleurer doucement, je me sens responsable mais pas coupable, impuissant surtout…

C'est le moment que choisit Ao pour rentrer dans la piaule, les bras chargés de victuailles de toutes sortes. Mes 200B ont été bien utilisés. Elle voit sa copine blottie dans mes bras en pleurs et me jette un regard noir. Elles se parlent en thaï. Ce ne doit pas être si grave que ça, puisque Ao me sourit à nouveau quelques minutes après, elle déballe les divers plats qu'elle rapporte du marché et dispose le tout sur les deux tables de nuit qui bordent leurs lits et qui servent également de salle à manger. Il y a un gros sac de riz chaud, des tas de petits poissons frits et des trucs au look et au goût absolument indéfinissables. Des plats que je n'ai jamais encore rencontrés, malgré ma relativement bonne expérience de la Thaïlande.

N. ne dit toujours rien, je n'ai pas envie de partir fâché avec elle, d'autant que je ne pense pas revenir ce soir. J'essaye d'apaiser la situation en étant câlin et gentil (ce que je suis naturellement sans me forcer je dois dire…), je remarque qu'elle est toujours à moitié à poil, le cul à l'air, elle porte juste son tee shirt. Comme il est très long, cela cache un peu le fait qu'elle ne porte pas de culotte. Ao le remarque aussi. Elle est pétée de rire, le rire gagne N… je rigole aussi, les affaires reprennent et j'ai droit à un bisou avant de partir. Un long baiser tendre et passionné, je n'ai plus du tout envie de partir, mais je dois maintenir ma couverture intacte : la liberté est à ce prix...

Je ne suis pas super fier quand je rejoins la bande des mecs au restau du Diana Inn sur Second Road. J'arrive un peu la queue entre les jambes avec un petit pincement au cœur, mais c'est ma décision : ce soir je rencontre Meetic Girl.

Le Diana Inn est l'une de ces adresses mythiques dont Pattaya abonde, tous les anciens connaissent et bien évidemment il se situe sur Second Road à l'intersection de Soi Diana... Les vieux routards y avaient leurs habitudes dans le passé, la population a changée et l'hôtel est vieillissant mais cela reste une bonne adresse pour les queutards en manque d'une bonne ration de nourriture occidentale.

J'avoue qu'à moi, même au bout de plusieurs semaines, la bouffe occidentale ne me manque pas trop. D'autant que nos repas répétés chez l'italien m'ont permis de renouer avec les traditions gastronomiques de (presque) chez nous. Mais les copains sont de vrais expatriés et parfois le manque se fait sentir plus cruellement que chez moi, pauvre touriste sûr de retrouver ses habitudes alimentaires sous peu.

Nous nous attablons donc tous les trois (Jay, Dan, Roland et moi), le menu du midi coûte 140 bahts. Il inclut un buffet de hors d'œuvre assez complet (diverses salades, crevettes, poisson froid, pains, toasts, plusieurs soupes) et un plat principal occidental très copieux (Steak au poivre-frites par exemple). C'est très bon et le rapport qualité prix est assez sympa, les billards sont à disposition des clients et font partie des billards les mieux entretenus de Pattaya, avec des queues bien raides, heu je veux dire bien droites…

Un soda là dessus et c'est une addition de plus ou moins 200B, c'est un peu cher pour nous par rapport à nos habitudes, mais une fois de temps en temps il n'y a pas de quoi se priver.

A repas occidental, habitudes occidentales, on sort de table à 16h30 - tournoi de billard gagné par Jay haut la main - inclus.

Le sommeil nous gagne, je me laisse convaincre par Jay d'aller roupiller une heure ou deux dans sa piaule. Les autres garçons rentrent retrouver leur petites femmes fraîchement siliconées pour profiter un peu de leur investissement à 40 000 bahts. Je n'ai pas eu l'occasion de toucher, mais à l'œil il ne devait pas regretter leur argent. Allez quoi… soyons honnête… on a tous rêvé de temps en temps d'avoir la même petite thaïlandaise toute fine et menue que nos habituelles, mais trimballant un gros 95D non ?

On arrive à la piaule de Jay, pas loin de Carrefour, c'est un chouette endroit, pour 8000 bahts par mois, une piaule de 25m2 environ, la clim, la télé par câble et fin du fin une connexion Wifi de qualité. Il y a un restau/bar en bas de la résidence et un cyber. C'est très calme même s'il s'est déroulé quelques épisodes tragicomiques dans cet immeuble.

Dont un que je partage avec vous : un soir Jay rentre dans sa piaule avec une petite très jeune et très jolie, comme à son habitude. Ils passent tous deux aux choses sérieuses, la fille est appliquée et très à l'aise, ils s'éclatent ensemble, Jay a pris un demi viagra pour en profiter plus longtemps et donc nos amis enchaînent joyeusement la pyramide laotienne, le petit train de la rivière Kwaï et le Tourniquet Malais quand 3 thaïlandais commencent à frapper à la porte avec insistance. Jay est stoppé net dans sa plus belle démonstration du culbuto cambodgien… Les mecs insistent et fracassent la porte à coup de pieds et entrent l'air menaçant, la fille hurle en thaï, c'est leur tour d'être stoppé net (Jay parle le thaï bien mieux que moi). C'est le petit copain de la fille, qui fait son jaloux. Elle lui hurle dessus, le traite de tous les noms en thaï, lui explique un peu la vie (et qui c'est qui va payer le loyer si tu fais fuir mes clients hé dugland...). Alerté par le bruit, Max, le propriétaire de l'immeuble, un allemand qui habite sur place et gère son affaire en vrai pro, montre le bout de son peignoir. Il renvoie les thaïlandais en hurlant dessus (en thaï) puis part s'habiller. Jay comprend que malgré l'heure tardive, Max n'a pas l'intention de s'arrêter là. Il monte dans sa grosse Mercedes noire, flanqué de Jay et déboule dans le bar d'où sort la fille. Il choppe le patron par le col de sa chemise et lui explique la situation avec force waïs et sourires de convenances. Le patron sort alors de sa caisse 10 000 bahts et les tend à Max, qui les accepte, probablement en paiement pour les réparations de la porte. Puis tout le monde rentre se coucher. Personne n'a jamais plus revu ni la fille ni les 3 mecs et personne ne sait ce qu'ils sont devenus et Max a depuis installé une porte électrique à code en bas de l'immeuble.

Nous écrasons une heure ou deux dans la piaule de Jay, grattant un vieux blues sur sa guitare ou pianotant sur Internet, c'est tellement cool le Wifi dans sa chambre, puis je décide de rentrer pour me préparer en vue de mon de Meetic rendez-vous.

Avant de repasser me doucher à l'hôtel, il me reste un autre rendez vous à honorer, beaucoup moins glamour, le premier essayage de mes costumes. Je me rends d'un coup de bécane à Made in Thaïland pour retrouver mon indienne de tailleuse (de costard). Là, ça commence mal, elle me fait poireauter 20 minutes pour ensuite me dire de revenir le lendemain... Elle y met les formes, mais honnêtement ça me gonfle. J'enfourche ma bécane et je rentre à l'hôtel pour me préparer. Je suis comme un collégien qui va à sa première soirée, il va y avoir du sport…


JOUR 17 - la soirée Meetic-

A l'hôtel, petite douche, pomponnage en règle pour quarantenaire célibataire en mal de reconnaissance affective (heu il y a des célibataires mâles à Pattaya ?), j'ai déjà eu affaire à des Meetic Girls en France, cela s'est avéré désastreux à chaque fois. Photo qui dataient de 15 ans, mensonges sur l'âge, la taille, le poids, dîners longs et fastidieux, drague à la con qui ne marche même pas à tous les coups, en gros exactement l'opposé de nos pattayesques rencards avec des yins : on est rarement déçu par le résultat, même si certaines se révèlent être des étoiles de mer. Il m'est arrivé, lors de certains rendez-vous Meetic en France, de regretter mes étoiles de mer thaïlandaises.

Là en l'occurrence, c'est l'inverse qui s'est produit, c'est la fille qui m'a dragué sur Meetic pendant quelques jours, je lui ai répondu en anglais et comme son anglais était presque parfait, je me suis laissé tenté par le rencard. Je ne m'attends à rien de spécial, je suis juste excité et curieux, on verra bien. En tous cas, je mets à profit les quelques conseils et informations que j'ai pu glaner sur le site au sujet des rencards avec les filles dites " sérieuses ", celles qui (à priori) ne sont pas des tapins :
- super douche et eau de toilette pour éviter la moindre odeur de transpiration : les thaïlandaises détestent !
- super chemise sobre noire et pantalon noir et veste au moins pour les 5 premières minutes, je la tomberai dès que possible
- chaussures de ville cirées (les thaïlandaises déteste les chaussures non cirées et les baskets)
- boxer à la mode pour ne pas avoir l'air d'un con si on va au pieu le soir… (en même temps, ce que je connais des thaïlandais " classiques ", comme Da (relire le début de l'histoire, la serveuse du restau de Hua Hin), me permet de douter de mes capacités à coucher avec cette fille.

Je pars au rendez vous, qui est fixé au ROYAL GARDEN PLAZZA, devant le restaurant Sizzler. Je suis à l'heure, je suis d'ailleurs toujours à l'heure, comme une montre suisse, c'est une marque de fabrique chez moi. Ce ne doit pas être le cas de Meetic Girl, qui me fait poireauter 45 minutes, je ne suis pas un grand nerveux, mais ma patience à des limites et les petits jets d'eau en cascades à l'entrée du plazza commencent à me stresser prodigieusement. Miss Meetic finit par pointer le bout de son petit nez en trompette, elle est grande pour une thaïlandaise, montée sur talons c'est sûr, mais grande quand même. Je vérifie la pomme d'Adam, tout semble normal, la voix aussi, très aigüe, très féminine, contribue à me rassurer, il ne manquerait plus qu'un Lady Boy me fasse ma fête pour compléter ma journée…

Après un petit round d'observation, je n'ai plus de doute, c'est bien une grande, mince et jolie jeune fille de 24 ans que j'ai devant moi, elle s'appelle May Lyn.

May Lyn est institutrice, elle enseigne à l'école bilingue (thaïlandais/anglais) de Sattahip, elle se lève tous les matins à 5h30 pour prendre son bus et commencer les cours dès 7h45. Elle enseigne en anglais, toutes les matières sauf les cours de thaï. Cela explique son exceptionnel niveau de langue. Elle me dit gagner très bien sa vie pour une thaïlandaise, environ 12500 bahts par mois, plus quelques primes et heures supplémentaires, elle dispose d'environ 15000 bahts mensuel. Son père est commissaire de Police à Roi Et, sa mère s'occupe de la maison, toujours à Roi Et.

Le coup du commissaire de police fait son petit effet, je ne sais pas sur le moment si ça me refroidit ou pas, mais je sens bien que l'histoire va me travailler un peu, je crois que je n'ai pas intérêt à déconner trop fort avec la demoiselle si je ne veux pas avoir de problème. Il reste aussi la possibilité que Miss Meetic soit un tapin de plus et qu'elle passe son temps à me raconter des conneries pour me soutirer plus de blé, l'avenir proche le dira…

Lorsque je lui demande où elle veut aller dîner, elle me répond vouloir manger thaïlandais, pourquoi aucune fille n'arrive jamais à me surprendre ? J'aimerai un jour, ne serait-ce qu'une fois, rencontrer une thaïlandaise qui me dirait : " chouette on devrait aller se taper un steak tartare et une tranche de foie gras chez Léon...

Ce sera un dîner thaïlandais donc, elle me propose de grimper sur la terrasse du Royal Garden, j'y allais avant, mais cela fait des années que je ne fréquente plus l'endroit, dans mon souvenir, on y trouvait plein de petites échoppes qui proposaient une nourriture très approximative, un peu sur le modèle de ce qui se fait actuellement au Food Court de Carrefour Pattaya. Nous empruntons donc les escalators jusqu'au sommet de l'établissement, c'est un peu le choc, tout a changé, en mieux, c'est devenu chic et cher !!! Ça ne remplacera pas mes dîners chez l'italien, mais ça pourra peut être faire l'affaire pour la soirée.

On nous donne deux cartes magnétiques qui servent de carte de paiement pour toutes les échoppes du complexe et nous allons commander ce qui nous plaît, chaque échoppe propose un style de cuisine différent, May Lyn opte pour un combinaison de divers plats thaïlandais en sauce autour d'un riz blanc, je me laisse tenter par un poulet farci à la thaïlandaise assez succulent, je ne sais pas ce qui compose la farce de ce poulet (et je crois que c'est mieux de ne pas le savoir) mais je me régale.

Bien sûr, tout en mangeant, le Meetic rendez-vous se poursuit. Je raconte ma vie, en tout cas la partie avouable... Non, ce n'est pas mon premier voyage en Thaïlande, Oui, je viens souvent pour mon travail…non, je ne suis pas marié, oui, j'ai envie d'avoir une vraie relation et après on verra… non, je n'ai pas d'enfant… Bref, je ne vais pas vous raconter ma vie à vous hein ? Je trouve que je le fais déjà bien assez en détail…

Elle fait de même : me parle d'elle, de sa famille, de ses attentes, elle n'a jamais été mariée et n'a pas d'enfant non plus. Elle habite Pattaya en collocation avec une collègue de son école. Elle a commencé par habiter Sattahip, mais elle s'ennuyait là bas, Pattaya est une ville vivante, même pour les thaïlandais qui ne fréquente pas les bars. May Lyn ne fume pas, ne boit pas d'alcool et ne porte aucun tatouage suspect. C'est peut être une vraie " Good Girl " après tout. (ce qui, si mon expérience est bonne, voudrait dire que je ne baise pas ce soir).

May Lyn est une bombe, une bombe sage, pas la bombe sexy des bars que l'on fréquente vous et moi quotidiennement, mais une bombe quand même (pour ceux qui aiment les filles minces avec pas trop de viande autour). Elle est jolie, de corps comme de visage, elle à l'air calme, pas stressée. Elle porte une petite robe noire simple et des sandales noires à talons simples aussi, peu maquillée, le teint très mat (Roi Et est une grande ville mais se trouve en Isaan tout de même). Son anglais est sans accent et sans faute, c'est vraiment une soirée qui change des nuits sans fin dans les beer bars et honnêtement, même si je sens bien qu'on ne finira pas au lit ce soir, je passe un bon moment différent des autres. Elle me plaît elle est jolie et intelligente, mais c'est une fille à marier et moi je suis le Voyageur, pas franchement le genre de type qui se marie...

Je joue le jeu pourtant, après le restau, nous partons chez Swensen sur Beach Road manger des glaces, May Lyn est rayonnante et commande une énorme coupe, pleine de boules de glaces multicolores et de fruits frais coupés, le tout recouvert de chantilly et de crème de fraise. Le repas, glaces incluses n'a pas dépassé les 300 bahts pour deux. Il est près de minuit, nous avons passé plus de 3h00 agréables ensemble. Je lui demande ce qu'elle veut faire, je pense bien sûr qu'au vu de l'heure tardive elle va me demander de rentrer…

Je suis surpris, au lieu de vouloir rentrer et retrouver sa colocataire, elle me demande si je connais le Grand Bouddha en haut de la colline. Je ne lui ai pas dit que j'avais une chambre au Cosy Beach, pour garder ma retraite secrète… (je n'ai pas envie qu'elle déboule sans prévenir et qu'elle se trouve nez à nez avec Noi - elle risquerait de mal le prendre), tant que je n'ai pas besoin d'une chambre pour passer du temps au lit avec elle, je ne dévoile rien, je lui ai dit que je dormais chez mon copain Dan… Le Cosy Beach est situé à proximité du Grand Bouddha, je réponds donc que je sais où il se trouve.
Elle veut y aller, maintenant...

Bon je continue à jouer le jeu... Nous récupérons la moto et nous traçons dans la nuit froide de Pattaya (c'est pas juste pour faire une bonne tournure de phrase, on est fin novembre à 1h00 du mat et il caille sur la moto !!!).

Nous arrivons au Buddha park et je comprends tout, la vue la nuit est magnifique et l'on domine toute la baie de Pattaya illuminée de myriades de feux scintillants et multicolores. C'est d'un romantisme absolument dégoulinant !!! May Lyn me prend par la main et m'entraîne à travers le parc, elle frissonne, la température ne dépasse pas les 15°. Je lui passe ma veste autour des épaules, c'est que c'est contagieux le romantisme dégoulinant. Elle m'attrape par la taille et m'embrasse. Un baiser chaste du bout de lèvres tout d'abord, mais elle remet ça quelques secondes après, comme si l'avant goût lui avait plus, qu'est ce qu'on mange après les hors d'œuvres ? Le deuxième baiser est plus passionné déjà, elle embrasse timidement mais bien, je la serre dans mes bras, j'ai une gaule d'enfer et plus du tout envie de dormir. Je n'ai même pas le temps de lui proposer de rentrer à l'hôtel tout proche qu'elle me demande de la raccompagner chez elle.

Tu voudras bien qu'on se revoie demain après mon travail ? Je sais déjà qu'en répondant oui je me fous dans une merde profonde, mais c'est ce que je sais faire de mieux… Alors je dis oui…

Je raccompagne Meetic Girl à son appart situé au croisement de South Pattaya et de Third Road, elle le partage avec deux autres filles, institutrices elles aussi. 5500 bahts à diviser par trois chaque mois. Il n'y a qu'une seule pièce relativement grande, une télé et un frigo. La clim et l'eau chaude et comble du raffinement un micro-onde flambant neuf. L'électricité est à payer en plus, environ 1000B par mois avec une utilisation modérée de la climatisation. Les filles, comme toutes les thaïlandaises, prennent la majorité de leurs repas à l'extérieur et les garçons sont interdits de séjour dans la colocation, c'est valable pour les 2 copains anglais, (profs dans la même école) des amies de Meetic Girl, c'est également valable pour moi. Un baiser chaste sur le devant de la porte, une promesse de rendez-vous pour le lendemain et me voilà à nouveau libre, fauve en rut, excité comme jamais et lâché seul dans les rues de Pattaya.

Jay est rentré avec une petite chaudasse, Dan est chez lui avec sa femme… Le voyageur solitaire est chaud pour une fin de nuit pattayesque. Je n'ai pas non plus envie de passer des heures en chasse à la recherche d'un bon coup pour la nuit, je suis réellement excité par ma soirée avec Meetic Girl et j'ai envie de m'envoyer en l'air dans des délais raisonnable. Il est presque 2h du mat, c'est limite pour Soi 6. Je m'y rends néanmoins, à cette heure là il est en général possible de chopper une petite qui vient de finir son service et de l'emmener pour le reste de la nuit pour le tarif normal. (1000B). Je traverse Soi 6 en moto au ralenti, il ne reste que des LB qui se baladent et qui tentent leur chance en me lançant de multiples " Hello handsome man ".

Je stoppe prendre une bière dans un bar sur Beach Road pas loin de Soi 6, toutes les jolies filles sont en main ou déjà parties, je suis dans un mauvais jour pour la chasse. Je tourne le coin de Soi 8, je dois avoir une étoile qui veille au dessus de ma relation avec Noi, je l'aperçois accoudé au comptoir de son bar, en galante compagnie, elle boit une Heineken toujours les mêmes anglais habitués des fins de nuits Soi 8. Je gare la moto, nos yeux se croisent et les siens s'illuminent. Elle vient à ma rencontre, toujours de vert vêtue, tunique verte échancrée dans le dos, chaussures noires façon peau de serpent, légèrement maquillée, elle est rayonnante. Rien à voir avec la " Bombe " Meetic Girl bien sûr ! Elle à 10 ans de plus, plusieurs enfants et par-dessus tout 14 ans de Boulot dans les bars de Pattaya. Mais rien n'y fait Noi est rayonnante, elle est contente de me voir et cela me rend joyeux à mon tour. Elle me fait comprendre d'un regard qu'elle doit finir avec ses deux anglais et m'installe au bar avec un coca light et Ao, sa colocataire, qui n'a pas trouvé de client pour la soirée, je lui paye une bière et on essaye de communiquer avec mon thaï limité et son anglais inexistant. La soirée se prolonge, je vais devenir dingue, j'ai une furieuse envie de niquer et assis comme ça aux côtés de Ao, je ne peux m'empêcher de repenser à la soirée à trois que nous avons eue il y a quelques jours, ce truc avec la branlette main entière dans la chatte pendant la sodomie reste l'épisode le plus délirant de ce voyage… Inutile de dire que je bois le coca light en fantasmant grave…

C'est le moment que choisissent Nok et sa sœur pour faire irruption dans le bar, on se croirait dans un mauvais polar… L'ambiance se gèle instantanément. Nok me voit et ressort immédiatement, elle a la rancune tenace, sa sœur passe devant moi sans me jeter un regard. Je tente une approche pour calmer les esprits qui ont tendance à s'échauffer quelque peu. Nok me dit :
- I don't want to talk to you.

J'aurai essayé !!!

Je continue à boire mon verre avec Ao, en essayant de communiquer au mieux.

Vers 3h00, les anglais se décident à lever le camp, ils laissent 500B de pourboire à Noi, putain d'anglais bourrés de fric et on s'étonne que les prix montent…N. est contente, je suis content pour elle.

N. me rejoint et me demande :
- you have room ?
Je vais me faire gauler, je suis supposé être à Bangkok pour le boulot, sans réfléchir je réponds :
- yes I kept the same room…
- You want we go your room with Ao?

N. me demande ça de la même façon qu'un serveur me demanderait ce que je veux boire… Je fais semblant de rien, ne laisse rien paraître :
- Up to you darling. (traduire : demande à un aveugle s'il veut voir)
- OK, we go you pay bar she and you pay bar me.

Dans l'esprit payer un bar à Pattaya alors que le bar est fermé me dérange toujours un peu, mais bon, visiblement c'est la règle un peu partout. Et puis Noi ne me demande jamais d'argent, donc je tends mes 600B, le cœur battant la chamade sur un tempo d'enfer et la tête pleine d'arrière pensée fantasmatiques.

Dans l'excitation du moment je n'ai pas pensé aux détails pratiques : je ne peux prendre qu'une seule fille sur la moto, il y a 400B de joiner fee à l'hôtel et je ne sais pas comment ils vont réagir quand je vais me pointer à la réception du Cosy Beach avec 2 filles, dont l'une pourrait être la fille de l'autre.

N. me demande le nom de l'hôtel et arrête une moto taxi, Ao monte sur la moto, je suis le taxi avec Noi accrochée à mes épaules, il n'y a personne dans les rues et il fait relativement froid. Nous arrivons en moins de 10 minutes devant la réception du Cosy Beach.

J'avoue que j'en mène pas large quand nous traversons le hall l'air de rien, nous arrivons aux ascenseurs situés en retrait sur la gauche de la réception et c'est là que retentit un strident " sorry sir ", bah je m'y attendais...

Je me retourne et le réceptionniste tout sourire faux cul et dents blanches dehors me dit :
- Sorry sir what's your room number?

Je sais ce qui va se passer, ce n'est pas très grave c'est juste que je n'aime pas ça., ça me met mal à l'aise et c'est dommage pour la suite de la nuit qui s'annonçait torride.

Je lui donne mon numéro de piaule, le gars vérifie dans son ordinateur, je sais qu'il est cuit à ce moment là, je suis enregistré dans l'ordi de l'hôtel comme " VIP guest " grâce à la complicité de mon pote marseillais qui s'est occupé de mes réservations d'hôtel, ça ne suffira peut être pas à éviter les joiner fee, mais cela lui coupera certainement l'envie de poser des questions ou de faire des remarques désobligeantes. Je vois l'expression de son visage se modifier au fur et à mesure que ma fiche apparaît sur son écran… Pour finir il me gratifie d'un autre " sorry sir, no problem ! ". Nous prenons l'ascenseur et arrivons dans ma superbe chambre en angle. Ao se jette sur le frigo et décapsule un jus de fruit, Noi allume la télé, une fin de soirée bien tranquille sur la colline.

Un " Ab nam " retentissant (vas prendre une douche !!) et hilare transperce la quiétude de cette fin de nuit. C'est Ao en train de se servir de la bouilloire à thé pour faire chauffer de l'eau pour sa soupe de nouilles qui me le balance… Noi, se marre et renchérit :
- OK, ab nam na, Tilac!

Je m'exécute et pars prendre une douche…

Je suis en train de me shampooiner la tête quand on frappe à la porte de salle de bain, c'est Noi qui entre pour prendre des serviettes de bains, elle en prend 2. Il ne me reste plus que les petites serviettes à main pour m'essuyer après ma douche. Je n'aurai pas le temps de m'essuyer de toutes façons, j'ai toujours la tête couverte de mousse quand les 2 filles entrent dans la salle de bain, uniquement vêtues d'une serviette enroulée autour de la poitrine, à la façon thaïlandaise. Noi entre sous la douche avec sa serviette, tant pis pour la serviette…Elle m'embrasse un peu et décide que, malgré la mousse sur la tête, je ne suis pas assez propre. Elle m'astique popol avec une demie bouteille de gel douche et beaucoup d'huile de coude. Le popol au scotch brite ne résiste pas, c'est sûr qu'il est propre là… Heu ça fait mal… aïe… !

Elle se marre en plus, sa serviette est trempée c'est malin… Elle se met à genoux et commence à me sucer pendant que je me rince la tête, pendant ce temps là, Ao regarde attentivement la scène, si je suis un peu gêné ça ne ce voit pas… En tous cas ça ne m'empêche pas de bander. C'est le moment que choisit Noi pour appeler sa copine, qui rentre sous la douche, toujours avec sa serviette nouée autour de la poitrine, on dirait vraiment la mère et la fille, cela fait une drôle d'impression… Comme la fois précédente, Noi tolère que je regarde, mais pas que je touche… Tu parles d'une frustration !!! Elles, visiblement n'ont pas peur de se toucher, mais elles gardent leurs serviettes de bain sous la douche, je vais regretter toute ma vie de ne pas avoir pris de photo de ce moment là ! Elles se caressent et se paluchent, gentiment, doucement, l'eau coule toujours et inévitablement les serviettes gorgées d'eau finissent par se détacher, trop lourdes… Les 2 filles se retrouvent à poil, mais elles ne semblent même plus le remarquer, tant elles sont concentrées sur leurs jeux de mains…

Au passage elles ne me remarquent plus tellement non plus… Je suis tous seul dans mon coin en train de finir de me rincer les cheveux, c'est mieux sans le shampoing dans les yeux pour mater les 2 filles qui se décoincent les amygdales à grand coups de langues tournoyantes, tout en se nettoyant la fouffe au gel douche parfumé Pêche/Abricot (notez bien qu'avec 4 doigts et une demie bouteille de gel douche je suis sûr de trouver des foufounes impeccables pour la suite). Bon c'est sûr que je ne m'ennuie pas vraiment, je bande même comme un fou, mais je voudrais bien participer aussi et je ne trouve pas l'angle d'approche pour m'immiscer dans leur petit jeu. En plus la douche est en longueur, dans une baignoire et c'est Ao qui me tourne le dos, j'ai peur que si je bouge un poil se puisse être mal interprété par Noi

Au bout de quelques minutes qui paraissent des heures je ne tiens plus et je pose ma main sur l'épaule de Ao, Noi est hors d'atteinte de l'autre côté, il n'y a pas de réaction violente, même si j'y étais plus ou moins préparé, Ao se retourne brièvement et me sourit, puis s'adresse en thaï à Noi J'avoue que je ne sais pas à quoi m'attendre sur le moment. Elles se parlent quelques secondes puis Noi éclate de rire. Pas de scandale, c'est bon signe pour le reste de la soirée…

N. s'adresse à moi :
- Tilac, I love you, I stay with you because I love U, I don't want money for me, Ao needs money you give she 1000 OK?
Vous auriez fait quoi ?
- Bien sûr, lui répondis-je sans même réfléchir.
- and you make come she same me OK?

Ben voilà, ce n'était pas dur de capter toute mon attention, j'acquiesce bien évidemment et nous partons tous les 3 rejoindre l'immense lit qui trône au milieu de ma chambre de luxe. Je viens juste à ce moment de réaliser ce à quoi va bien pourvoir servir un lit de cette taille (200cm de large). Prépare ta langue mon pote il va y avoir du sport...

Quelques secondes plus tard je suis au lit avec les deux filles, Noi ne semble plus si jalouse, c'est elle qui guide ma tête entre les cuisses de Ao Elle me caresse pendant que j'officie. Au début Ao est super tendue, Noi m'explique que c'est la première fois qu'un mec lui fait ça., qu'elle ne l'a fait qu'avec des filles avant, puis, petit à petit Ao arrive à se détendre et à se laisser aller. Une fois détendue ça ne dure pas longtemps, elle est vite prise de ces petits soubresauts puis de la crispation finale qui annonce la fin de la partie. Elle est restée relativement silencieuse, comparée à Noi qui hurle et casse tout dans le feu de l'action pendant que je m'occupe d'elle. Ao me fait une chouette pipe et j'ai du mal à rester concentré sur ce que je suis en train de faire avec Noi Une fois que les hurlements se calment un peu et que Ao est sûre que sa copine a eu sa part, elle m'enfile une capote sortie de nulle part et m'attire vers elle en classique missionnaire. Elle croise assez haut ses jambes et c'est elle qui enfile popol avec une main. Noi arrive derrière et me caresse les couilles, je sais que je ne vais pas tenir 25 secondes à ce jeu là. Je tente de calmer le jeu, de ralentir le rythme et de faire redescendre la pression, je gagne quelques minutes. Noi s'approche de mon oreille, la mordille et me souffle :
- you don't come inside, you come in my mouth…
Ben s'il n'y à que ça pour te faire plaisir, pas de problème, je profite un peu encore de Ao, qui est vraiment une bombe anatomique et quand je sens que je ne contrôle plus rien, je sors, ce qui a pour effet immédiat de faire retomber la pression un petit peu et de me donner quelques secondes supplémentaires. Noi fait sauter la capote et s'applique pour la faire remonter, d'autant que Ao me roule un super pelle, c'est la première fois qu'elle m'embrasse, elle est plutôt douée, j'explose dans la bouche Noi, je sais que je fais ça assez souvent ces derniers temps, mais je ne m'en lasse pas. Je ne tarde pas à m'écrouler, il doit être 5 heures du mat.

Je me réveille un peu plus tard, il fait jour dehors, mais la télé et les lumières sont éteintes, Noi est en train de me sucer, Ao dort à poings fermés…
- What you do Tilac ? je lui demande…
Elle me fait signe de me taire :
- Ao sleeping !! don't wake up she, you boom boom she, I want you boom boom me now…

OK, mais il va falloir faire preuve de persuasion, vu l'état de fatigue lamentable dans lequel je me trouve. C'est sans compter justement sur les infinis talents de persuasion d'une fille comme Noi En quelques minutes je bande, la capote est enfilée et nous faisons l'amour tout doucement sans bruit et sans mouvement brusque pour ne pas réveiller Ao qui dort à côté. Même lors de l'orgasme que nous obtenons de manière quasi synchro TRES longtemps après, nous n'émettons aucun cri et Ao ne se réveille pas. En revanche, je n'ai plus de dos et plus d'épaules, Noi me les a détruits à coup de griffes et de dents en voulant contrôler le bruit. Je suis trop crevé pour y penser je sombre dans le coma...

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